Mi-février, une centaine de travailleurs de l’entreprise wallonne d’armement avait bloqué l’accès à leur usine durant 24 heures pour dénoncer la présence de l’attaché militaire israélien en Belgique, Moshe Tetro, dans une large délégation internationale en visite auprès de la FN.
Les grévistes entendaient dénoncer la présence d’une personnalité visée par une plainte à la Cour pénale internationale. M. Tetro est soupçonné d’avoir contribué à mettre en œuvre une politique de privation d’eau et de nourriture comme arme de guerre envers les populations civiles en Palestine.
Interrogé lundi en commission du parlement wallon par plusieurs députés sur cette polémique, M. Dolimont a précisé que l’initiative de cette visite et la sélection de ses participants revenait au ministère de la Défense, et non à la Région.
« Dans le cadre de ces visites, une vérification légale est effectuée dans le respect du cadre imposé par la loi fédérale sur les armes du 8 juin 2006. Dans le cadre de l’organisation par le ministère de la Défense, la vérification administrative prévue a bien eu lieu. Les documents présentés respectaient les exigences administratives et sécuritaires », a indiqué M. Dolimont quant à la présence de cette personnalité controversée.
« Outre ces aspects liés aux procédures, je tiens à rappeler, eu égard aux licences d’armes à destination d’Israël, que la Wallonie n’accorde aucune licence susceptible d’améliorer les capacités militaires des belligérants parties à ce conflit », a encore dit le ministre-président wallon dans sa réponse.
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