HAUTE-SAVOIE, FRANCE - JULY 20 :  Evenepoel Remco (BEL) of Red Bull - BORA - Hansgrohe during the second restday of the 113rd edition of Tour de France an UCI World Tour 2.UWT for Men Elite on July 20, 2026 in Haute-Savoie, France, 20/07/2026 ( Photo by Gregory Van Gansen / PhotonewsHAUTE-SAVOIE, FRANCE - JULY 20 :  Evenepoel Remco (BEL) of Red Bull - BORA - Hansgrohe during the second restday of the 113rd edition of Tour de France an UCI World Tour 2.UWT for Men Elite on July 20, 2026 in Haute-Savoie, France, 20/07/2026 ( Photo by Gregory Van Gansen / PhotonewsRemco Evenepoel peut avoir le sourire. ©GVG

Face à l’intérêt médiatique encore accru après son succès de la veille, celui qui compte désormais 58 secondes d’avance sur Isaac Del Toro, 3e, et 1:23 sur Paul Seixas, 4e, a donné rendez-vous à la presse internationale en milieu d’après-midi.

Un chrono pour prendre plus d’une minute à Del Toro et Seixas, 11 des 19 plus grosses difficultés derrière lui : oui, Remco peut finir 2e du Tour !

Remco, vous avez reconnu le chrono ce lundi. Que pensez-vous du parcours ?

Il me convient, mais je ne serai pas le seul dans le cas. La montée (9,7 km à 4,3 % de moyenne) peut changer la donne et provoquer quelques écarts. Quant à la descente, elle est un peu limite pour un contre-la-montre parce qu’elle est très pentue et technique. Mais ce ne sera une excuse pour personne.

On peut imaginer que vous espérez augmenter l’avance que vous avez sur vos poursuivants ?

Non. Quand je prends le départ d’un chrono, c’est toujours dans l’unique but de le gagner. Les calculs et les conclusions, nous les ferons après. Avant le Tour, j’avais dit vouloir remporter une étape en ligne, le chrono et monter sur le podium général à Paris. J’ai déjà réussi le premier de mes trois objectifs.

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Je reste les pieds sur terre et je regarde surtout dans mon rétroviseur.

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Qui est votre principal adversaire désormais ? Pogacar, Del Toro ou Seixas ?

Sûrement pas Tadej. Je reste les pieds sur terre et ne regarde pas devant moi mais dans mon rétroviseur. Beaucoup de gars sont encore dangereux. Il y a aussi mon équipier Lipowitz qui n’est pas loin au classement. Honnêtement, je vais surtout essayer de faire la (meilleure) troisième semaine de ma vie.

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Si la 3e semaine se passe mal pour moi, je sais que l’on remettra de nouveau en cause ma préparation.

Vous aurez alors totalement validé votre préparation, sans course pendant deux mois ?

Oui, jusqu’à présent, c’est le cas et je me sens très frais. Mais si la troisième semaine se passe mal pour moi, je sais que l’on remettra de nouveau en cause ma préparation. Je vous le répète : après Liège-Bastogne-Liège, j’ai senti que j’avais besoin de faire un break pour retrouver de la fraîcheur.

Vous avez perdu 4 kilos depuis la Doyenne, vous sentez-vous aujourd’hui différent comme coureur, meilleur grimpeur qu’avant ?

Non, je suis le même coureur et ma puissance demeure un point fort. C’est juste que le passé m’avait montré que je devais arriver affûté au départ du Tour. Il y a deux ans, je pesais 500 grammes de plus que maintenant et je suis monté sur le podium. Et à la Vuelta que j’ai gagnée en 2022, j’ai commencé un rien plus lourd mais on savait que je perdrais du poids au fil des jours. Vous savez, chaque Tour est différent et chaque phase dans une carrière a ses spécificités.

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Dimanche au plateau de Solaison, Zak Dempster, votre manager de la performance, a dit que vous étiez pour le moment presque la meilleure version de vous-même. Que devez-vous encore améliorer ?

Il y a toujours des domaines dans lesquels on peut progresser mais je ne m’occupe pas de ça en ce moment. Je me concentre sur le Tour qui est encore loin et sur cette deuxième place que je veux ramener à Paris.