Publiée dans la revue Nature Geoscience, cette découverte souligne « la vulnérabilité potentielle de l’un des plus grands réservoirs de carbone de la planète face aux changements environnementaux », selon les auteurs de l’étude.
Les tourbières du bassin du Congo constituent l’un des plus grands réservoirs naturels de carbone sur la planète. Elles concentrent près d’un tiers du carbone stocké dans les tourbières tropicales.
Au coeur du Congo, une mystérieuse cité des sciencesLes lacs agissent comme des vecteurs de transfert
Les scientifiques ont passé six semaines à bord d’un bateau dans le bassin du Kasaï pour collecter des échantillons et observer ces écosystèmes. En analysant l’eau du lac Tumba et du lac Mai-Ndombe, le plus grand de la région, ils ont découvert que jusqu’à 40% du CO2 libéré dans l’atmosphère provient de tourbes anciennes, parfois âgées de plusieurs milliers d’années. « Ces observations révèlent que les lacs agissent comme des vecteurs de transfert : ils reçoivent du carbone ancien provenant des tourbières environnantes et en facilitent l’émission vers l’atmosphère », soulignent les auteurs de l’étude.