Cette influenceuse belge veut vous faire découvrir « ses bons plans »

Très rapidement, des soupçons apparaissent chez les internautes. Une semaine plus tard, ils se confirment. Dans une longue prise de parole publiée sur Snapchat, Cyril Schreiner reconnaît avoir tout inventé et tente d’en expliquer les motivations : « Ces derniers temps, je créais des vidéos automatiquement. Je tournais en rond, je n’étais plus heureux ». L’influenceur français affirme avoir voulu renouer avec ce qu’il considère comme l’essence de ses débuts sur les réseaux sociaux : « raconter des histoires ».

« Je n’ai rien gagné »

L’influenceur assure ne jamais avoir cherché à créer le buzz. Il affirme, au contraire, avoir lourdement payé cette mise en scène : « Je n’ai rien gagné. J’ai perdu des partenariats, de l’argent et de la crédibilité »

Cyril Schreiner met aussi en avant le caractère volontairement invraisemblable du récit. Le chien aperçu sur les images de vidéosurveillance n’aurait ainsi pas été Albert, mais « un sac à patates ». D’autres éléments, comme le fait de se rendre chez le prétendu ravisseur « en claquettes » ou d’y passer la nuit, auraient, selon lui, dû mettre la puce à l’oreille. « Je voulais que ça paraisse lunaire, ridicule. »

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Après avoir reçu des centaines de messages de soutien suite à « l’enlèvement de son chien », l’influenceur français a présenté ses excuses à sa communauté : « Je ne pensais pas que vous seriez autant touchés émotionnellement par cette histoire. J’ai foutu la merde, j’assume ce que j’ai fait […] je n’ai jamais voulu que ça parte aussi loin. »

Il affirme également que les revenus générés par ces vidéos, « quelques centaines d’euros » selon lui, pourraient être reversés à une association de protection animale, sans en avoir encore choisi une.

L’affaire pourrait toutefois dépasser le cadre des réseaux sociaux. L’association YouCare a annoncé le dépôt d’une plainte pour « pratiques commerciales trompeuses ». Son président, Thomas Moreau, dénonce l’instrumentalisation d’une souffrance animale fictive à des fins de visibilité. « Nous ne pouvons pas accepter que cela devienne un levier pour gonfler des statistiques publicitaires », déclare-t-il dans un communiqué. L’association craint également que ce type de mise en scène n’affaiblisse la crédibilité de futurs appels à l’aide bien réels.

Ce n’est pas la première fois que Cyril Schreiner se retrouve au cœur d’un bad buzz. En 2020, l’influenceur avait déjà fait parler de lui en affirmant avoir fait déborder les canalisations de son village avec des billes gonflantes dans sa baignoire. Il avait même fabriqué un faux courrier de la mairie pour crédibiliser son canular. Si cette mise en scène avait amusé les réseaux sociaux, elle avait aussi suscité la colère des habitants et du maire, contraint de déposer une main courante pour « faux ». Les internautes avaient alors dénoncé la supercherie, certains estimant que l’influenceur avait (déjà) franchi la ligne rouge.

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