« Destiné à devenir la plus haute tour du pays »: un premier hôtel de la Trump Organization va voir le jour en AustralieUn nouveau centre d’attention
Comme le révèle une enquête du Guardian, ces complexes hôteliers sont devenus, au vu et au su de tous, une vraie arène politique, bien qu’inhabituelle, comme en témoignent les millions dépensés dans les propriétés de la galaxie Trump par les nombreux comités politiques autour du président.
« Le président Trump a transformé ses propriétés en un centre névralgique pour ses alliés et ses propres comités politiques afin de collecter des fonds, de se remplir les poches et de s’attirer des faveurs », confirme au Guardian Rebecca Jacbos, directrice de recherche de Crew (Citizens for Responsibility and Ethics in Washington), un organisme de surveillance politique.
« Trump a fait de ces lieux une extension de son administration », continue son collègue Walker Davis, également directeur de recherche chez Crew. « Trump fait comprendre aux gouvernements étrangers et aux groupes d’intérêts particuliers que, pour lui, il est prioritaire que les gens fréquentent ses établissements. »
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Si nombreux sont ceux à avoir compris qu’un accès à l’une de ces résidences pouvait devenir synonyme d’un accès exclusif au président américain, les frais d’entrée ne sont pas anodins, puisque le ticket pour Mar-a-Lago est passé de 100.000$ en 2016 à 1.000.000$ en 2024.
Une somme impressionnante, qui pourrait pourtant rapidement être déboursée par certains lobbys ou groupes politiques, puisque Donald Trump s’est déjà rendu 76 fois en Floride depuis le début de son second mandat.
Les chiffres mis en avant par l’analyse du Guardian et de Crew sont clairs : ce nouveau système d’influence semble sourire à Donald Trump, puisque plus de 50 groupes d’intérêts ont choisi de louer Mar-a-Lago pour y organiser des évènements depuis 2025.
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Ces 76 visites pourraient, néanmoins, ne représenter qu’une infime partie des rencontres informelles avec Donald Trump et son univers, puisque la grande partie de ses interlocuteurs, à savoir les entreprises et gouvernements étrangers, ne sont pas tenus de divulguer ce type d’information.
De source sûre, il apparaît que des diplomates israéliens ont rendu visite à Trump à Mar-a-Lago dix fois, tandis que Javier Milei et la délégation argentine se placent en deuxième position, avec neuf visites.
« Nous n’aurons peut-être jamais un compte rendu complet de tout l’argent que la famille Trump et ses entreprises ont gagné pendant son mandat à la Maison Blanche, et c’est profondément troublant », confirme Michael Beckel, directeur chez IssueOne, une organisation spécialisée dans le suivi du financement politique.