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Witch Club Satan pour embrocher Paléo par les cornes
Comment dit-on Belzébuth en norvégien? Réponse avec ce collectif de black metal féminin, parmi l’offre scandinave du Village du monde.
Publié aujourd’hui à 07h13
Witch Club Satan, sataniste un peu, féministe beaucoup.
LDD
Au début, évidemment, on pense à ABBA. Chic alors! La Scandinavie à l’honneur du Village du monde, c’est une façon d’inviter à Paléo la tradition suédoise de la pop bien ouvragée, aux harmonies sucrées, aux refrains gentils et à la blondeur aimable!
Et puis on s’aperçoit que la Norvège fait partie de la Scandinavie. Zut alors. Car s’il faut être honnête, et Paléo l’est, il convient de convier également au Dôme la tradition de ce fier pays qui inventa à la fin des années 80 le black metal, soit la forme la plus difficilement écoutable de tous les sous-genres du heavy, dont les premiers thuriféraires avaient de surcroît la déplorable habitude de s’occire à grands coups de poignard entre deux incendies d’églises boisées comme leur tête.
Attention les yeux (et les oreilles)
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Heureusement, Paléo a trouvé la parade. Car même Lucifer est sensible à #MeToo. Issues d’une école d’art plutôt que d’une cave à bière, les trois membres de Witch Club Satan ont choisi d’embrasser le black sous l’angle libérateur de la sorcellerie, une autre tradition nordique également marquée par les flammes.
Black metal féministe? On aurait pu craindre le concept branchouille: la musique du trio s’en éloigne absolument. Les puristes fans de Marduk, Burzum ou Emperor – mais il y en a peu – crieront à la tisane, tous les autres à l’enfer déchaîné façon orques surgissant du Mordor pour vous manger tout cru. Une expérience, comme on dit de nos jours, qui vaut bien la chasse à l’élan. Dommage que le rock extrême doive tenir dans un concept régionaliste pour s’immiscer à Paléo…
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