À la veille de son ouverture à Marseille ce jeudi 23 juillet, le Delta Festival fait face à une série d’annulations de plusieurs de ses têtes d’affiche. En cause : les accusations de violences sexistes et sexuelles visant l’un de ses cofondateurs, qui ont conduit plusieurs artistes à se retirer malgré les mesures annoncées par l’organisation.

Le Delta Festival traverse une crise majeure à quelques heures du lancement de son édition 2026. Depuis la publication, le 17 juillet dernier, d’une enquête de MarsActu mettant en cause Olivier Ledot, cofondateur et coprésident de l’événement, plusieurs artistes ont annoncé qu’ils et elles renonçaient à se produire sur les plages du Prado à Marseille.

L’enquête fait état de témoignages d’anciennes salariées, collaboratrices et bénévoles accusant Olivier Ledot de violences sexistes et sexuelles. Des faits qu’il conteste fermement, dénonçant une entreprise de déstabilisation visant sa personne et, plus largement, le festival.

Parmi les premiers à se retirer figure le DJ franco-suisse Mosimann, qui a expliqué sur Instagram que son “éthique personnelle” était “incompatible avec toute situation qui pourrait laisser penser qu[‘il] cautionne ou banalise de tels faits”. D’autres artistes ont suivi comme Adèle Castillon, Miki, Kungs, Acid Arab, Feder, Omaks, RDØ, Skone ou encore Trinix, malgré la décision du festival d’écarter son président de la direction opérationnelle.

Face à cette succession de désistements, l’organisation du festival a choisi de maintenir l’événement, prévu du 23 au 26 juillet. Dans un communiqué, elle affirme respecter “le choix des artistes” ayant renoncé à participer tout en réaffirmant sa volonté d’assurer la tenue du festival.

Le Delta Festival a également annoncé plusieurs mesures en réponse à la crise : la création d’une commission d’enquête interne, le retrait d’Olivier Ledot de toute responsabilité opérationnelle et son interdiction d’accéder au site du festival. Une nouvelle programmation doit être dévoilée afin de remplacer les artistes absent·es. La Provence rapporte également que le festival va offrir une place en plus aux festivalier·ères le jour de leur choix. 

Autre annonce marquante : les organisateur·ices se sont engagé·es à reverser l’intégralité des éventuels bénéfices de cette édition à des associations œuvrant contre les violences sexistes et sexuelles. Quelques jours avant l’ouverture, plusieurs collectifs marseillais partenaires ainsi que l’association Clean My Calanques avaient déjà fait savoir qu’ils se retiraient de l’événement.