Si dans une bonne majorité des incidents, le personnel de bord arrive à éviter une catastrophe, ces accidents de grande ampleur peuvent arriver. « En janvier dernier, un avion de la compagnie sud-coréenne Air Busan a été ravagé par un incendie, vraisemblablement déclenché par la surchauffe d’une batterie externe rangée dans un compartiment à bagages », peut-on lire sur le site de HLN. Si les passagers avaient tous été évacués, l’avion lui n’a pas survécu.
Voitures électriques d’occasion : voici les pièges à éviter !Deux incidents par semaine
Si vous n’avez jamais assisté à ce genre d’incident, c’est très probable… Mais malgré tout, cela arrive bien deux fois par semaine en moyenne selon l’organisation UL Standards & Engagement. Lors d’une analyse effectuée sur une quarantaine de compagnies aériennes, les batteries se révèlent comme l’un des dangers modernes des vols selon L’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI).
Qu’elles soient en soute ou dans la cabine, les batteries sont susceptibles de produire des incendies dus à l’altitude. En octobre dernier, une vidéo devenue virale montrait notamment un compartiment à bagages d’un avion d’Air China en proie aux flammes. On présumait qu’une batterie portable en était à l’origine.
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Et visiblement, ces récents incidents ont forcé certaines compagnies à modifier leur règlement. Chez Brussels Airlines, comme chez d’autres compagnies, les batteries externes ne peuvent pas être rangées dans les compartiments à bagages situés au-dessus des sièges. « Vous pouvez placer votre batterie externe sous le siège devant vous, dans la pochette du siège, la garder sur vous ou la ranger dans votre bagage cabine. Chaque passager peut emporter au maximum deux batteries externes. Leur utilisation et leur recharge à bord sont strictement interdites, sauf lorsqu’elles servent à alimenter un appareil médical autorisé », a précisé Nico Cardone, porte-parole de la compagnie belge à nos confrères du HLN.
Si aucun incident de ce type ne s’est produit chez Brussels Airlines, les règles sont bien mises en place. « En cas de refus de coopérer, la situation peut avoir des conséquences judiciaires. La police peut vous attendre à l’atterrissage et des sanctions internes peuvent également être prises. Vous risquez notamment une interdiction temporaire de vol auprès des compagnies du groupe Lufthansa, auquel appartient Brussels Airlines », précise Nico Cardone.