On s’en doute, les policiers n’ont pas pris cette déclaration pour argent comptant. Ils ont obtenu l’autorisation de pénétrer dans le domicile… et y ont trouvé une moto partiellement démontée. C’était bien celle qui avait été volée au vendeur.

Le suspect a alors livré sa version des faits, censée le disculper complètement et prouver sa bonne foi dans cette histoire. Pour être crédible, il a détaillé son récit. Il a expliqué qu’il n’avait rien volé du tout, mais, effectivement, un peu auparavant, il avait bien acheté une moto à une personne qu’il ne connaissait pas.

Les caractéristiques de l’engin l’intéressaient, et un rendez-vous avec le vendeur avait été fixé au terrain de football d’Arquennes. L’homme a précisé aux policiers non seulement le lieu précis de la transaction, mais aussi le jour où celle-ci a été conclue.

Soldes en berne à Braine-l’Alleud : « C’est de plus en plus mort ici. Il n’y a plus assez de commerces. Moins il y en a, moins les gens se promènent »

Sans doute sans savoir qu’il y avait des caméras de surveillance installées sur place. Les enquêteurs ont eu accès aux images enregistrées à la date donnée par le soi-disant acheteur. Et sur les bandes, il n’y avait absolument rien qui ressemblait à une vente de moto…

Cité devant le tribunal correctionnel pour une prévention de vol, l’homme ne s’est pas présenté pour s’expliquer. Alors qu’il a déjà fait l’objet de quatre condamnations dont certaines déjà pour des vols, et que sa « carrière » de délinquant a commencé quand il était encore mineur d’âge.

Le ministère public avait dès lors requis, en son absence, une peine d’emprisonnement ferme.

Le tribunal a prononcé un jugement conforme à ces réquisitions: par défaut, le Seneffois écope de deux ans d’emprisonnement ferme et d’une amende de 1 000 euros.