En entrevue pour le New Scientist, la scientifique Francesca Duncan qui a piloté cette étude expliquait que ce changement d’activité pourrait être un avantage pour les femmes étant donné que cela permettrait de mettre en place un réservoir de cellules immunitaires.
D’un autre côté, l’effet inflammatoire observé dans les ovaires pourrait influencer le corps en entier, ce qui pourrait mener à des maladies auto-immunes comme l’arthrite rhumatoïde.
Des souris et des femmes
Bien sûr, ces résultats ont été obtenus chez la souris et ne sont pas nécessairement applicables aux femmes ménopausées. Plusieurs différences existent en effet entre les deux espèces. Par exemple, la souris n’a pas de menstruations et ne vit donc pas de ménopause à proprement dit.
Cependant, le fonctionnement de son système reproducteur est plutôt similaire à celui d’une femme humaine, soulignent les chercheurs impliqués dans cette étude. Notamment, leur réserve d’ovaires en vient, elle aussi, à s’épuiser et leur cycle reproductif devient alors irrégulier.
Les souris constituent donc un bon modèle pour étudier le rôle des ovaires après la ménopause.