Victime d’un risque incendie devenu incompatible avec l’accueil du public, le Festival de Mourèze est contraint de renoncer à son édition 2026. Face aux risques et aux restrictions d’accès au massif, la commune a annulé le festival.

Coup de tonnerre dans le ciel des festivals de l’été. La 22e édition du Festival de Mourèze, qui devait débuter ce mercredi 29, pour quatre jours de programmation musicale et de spectacles dans les dolomies est annulée. En cause, le risque incendie qui touche le secteur, notamment le massif de Mourèze-Liausson. Depuis 2024, l’accès à ce massif est fermé en cas de risque incendie. Il y a deux ans, le festival avait obtenu une dérogation pour maintenir l’édition.

Un risque devenu trop important avec les évolutions climatiques

Mais cette année, alors que les canicules se multiplient, que la sécheresse est sévère et que le feu de Carlencas est encore dans tous les esprits, le maire de la commune a dû signer, ce 23 juillet, un arrêté pour annuler l’édition 2026. « J’ai expliqué aux organisateurs que je ne pouvais raisonnablement pas maintenir et prendre le risque alors que, depuis un mois, un arrêté préfectoral oscille entre l’interdiction ou déconseille l’accès au massif. Les organisateurs comprennent bien la situation et ont convenu qu’il y a un risque, il n’y a pas d’opposition entre nous. D’autant que les prévisions météo ne sont pas du tout en amélioration et que c’est un site classé », explique Patrick Jaurès.

Une décision comprise par les organisateurs

Une décision que le maire de la commune n’a pas prise de gaîté de cœur. Et, au-delà des conditions climatiques, le maire souligne qu’il est impossible de maîtriser « le comportement de tous les festivaliers. Les organisateurs expliquent bien qu’il est interdit de fumer, mais certains passent outre l’interdiction. S’il arrivait quelque chose, personne ne me ferait de cadeau. »

« C’est un coup dur pour le festival, nous sommes un peu dégoûtés mais cette décision est complètement entendable. Il y a beaucoup de feux en ce moment, c’est tendu. C’est triste mais cette décision nous semble juste », réagit Margot Kergomard, trésorière de l’association des Bacchanales.

Rideau, donc, sur l’édition 2026. Dans un territoire également amputé de l’édition 2026 de Salagou en scène, l’été culturel est décidément en berne. Quid de la suite ? « Il faudra peut-être imaginer, soit un autre lieu, soit une autre période », évoque le premier magistrat de Mourèze. Et à Mourèze, la question de la pérennité d’un festival dont le décor naturel était un élément majeur de l’identité se pose déjà. « Nous verrons, c’est trop tôt pour nous. Nous allons déjà gérer tout cela », confie Margot Kergomard… Gérer. Et digérer.

Il y a deux jours, face au risque incendie, le festival « Rêve de l’aborigène » a également été annulé, dans les Deux-Sèvres.