Ces dernières évoquaient « notamment un climat de travail sexualisé et un malaise persistant » et le soulagement lorsque T.D. était absent. Celui-ci aurait, notamment fait passer un entretien d’embauche à femme dans les locaux du CPAS, un jour férié. Il aurait traité ses agents « d’incompétents, d’imbéciles, prend les plus jeunes pour des ‘gamines’ et estime être plus intelligent que les autres », indiquait un rapport de Cohezio, cité dans l’arrêt.
« Bombe atomique »
T.D. aurait qualifié des agentes de « très présentable » ou encore de « bombe atomique » si la personne en question « perdait 2 ou 3 kg ». Il aurait présenté une employée comme « la plus belle des candidates » ou demandant « s’il y en avait des biens » en parlant des nouvelles assistantes sociales. Pour couronner le tout, T.D. aurait tenu des propos déplacés quand à l’homosexualité d’une des employées et demander si elles avaient des tatouages sur des parties cachées de lors corps.
L’ex-directeur financier conteste la matérialité des faits et cette décision disciplinaire dont l’origine, selon lui, serait une cabale du directeur général du CPAS de Châtelet, envers qui il a par ailleurs tenu des propos peu élogieux. Une version qui ne ressort d’aucun élément concret ou tangible, souligne le Conseil d’État.
Dans l’établissement de son arrêt, l’instance a estimé que l’autorité disciplinaire n’avait commis aucune faute lors de son enquête qui regroupe de nombreux témoignages concordants. À eux seuls ils étaient suffisants pour fonder les inquiétudes de l’administration et les griefs retenus à son encontre. Le Conseil d’État a rejeté les cinq moyens invoqués par l’ex-directeur financier du CPAS de Châtelet, dès lors sa demande de suspension a été rejetée.