Ce lundi 20 juillet 2026 s’est ouvert le salon aéronautique international de Farnborough, au Royaume-Uni, un rendez-vous annuel incontournable consacré aux technologies de défense, aux drones ainsi qu’aux futurs avions de combat. Lockheed Martin, entreprise mondiale de technologies de défense, a profité de l’événement pour dévoiler son nouvel intercepteur destiné au système de défense aérienne Patriot, le PAC-3 ACE (Adapted Capability Effector).

« Il s’agit d’un intercepteur à faible coût conçu pour contrer un large éventail de menaces aériennes et de missiles pour moins de la moitié du coût d’un PAC-3 MSE par unité », peut-on lire dans le communiqué de presse. Une information qui conduit Defense Express à évaluer son prix à environ 2 millions de dollars par intercepteur, en se basant sur le coût unitaire estimé d’un PAC-3 MSE, compris entre 4 et 5 millions de dollars.

Ce nouveau système a ainsi été conçu pour offrir aux forces alliées une option de défense aérienne complémentaire, déployable en un temps record. Pour assurer sa fabrication, Lockheed Martin souhaite collaborer avec des partenaires et fournisseurs industriels américains et européens, afin de renforcer la résilience de la base industrielle de défense américaine à l’échelle mondiale.

Un nouvel intercepteur qui offre une couverture multi-menaces

Le nouvel intercepteur repose sur le système de conduite de tir éprouvé du PAC-3 et est entièrement intégré au système d’armes Patriot ainsi qu’au système de commandement de combat intégré (IBCS). Cette intégration permet au PAC-3 ACE d’accélérer considérablement les phases de développement, d’essais et de déploiement par rapport aux programmes traditionnels.

Il propose également une performance rentable en réduisant considérablement le coût par élimination face à un large éventail de menaces, avec la fiabilité reconnue du PAC-3, tout en offrant la profondeur de chargeur requise par le contexte mondial actuel. De plus, il a été conçu pour contrer les menaces aérobies, les missiles de croisière, les missiles balistiques à courte et moyenne portée au sein d’une plateforme unique.

« Les forces armées américaines et alliées ont besoin d’une solution éprouvée au combat et économique, et le PAC-3 ACE répond précisément à ces exigences en s’appuyant sur les performances inégalées du PAC-3 MSE », a déclaré Tim Cahill, président de Lockheed Martin Missiles and Fire Control. Il a ensuite ajouté : « En nous associant à nos alliés, nous pouvons renforcer notre résilience et garantir que nos forces soient en mesure de contrer rapidement les menaces émergentes, aujourd’hui comme demain ».

Quels éléments différencient le PAC-3 ACE du PAC-3 MSE ?

Selon Defense Express, la seule image du PAC-3 ACE publiée jusqu’à présent offre déjà plusieurs indices sur la façon dont Lockheed Martin a pu réduire aussi considérablement le coût du missile. Il semble tout d’abord dépourvu de système de contrôle d’attitude (ACS), à savoir l’anneau de propulseurs de déviation latérale dont est doté le PAC-3 MSE. Il s’agit de l’un des sous-systèmes les plus sophistiqués du missile, permettant les manœuvres à forte accélération nécessaires aux interceptions par impact direct.

De même, la partie avant du missile présente une finition métallique caractéristique, laissant supposer l’absence d’un autodirecteur radar actif. Si Lockheed Martin a effectivement renoncé à intégrer ce composant, cela permettrait de lever l’un des principaux obstacles à la production du PAC-3, les autodirecteurs radar actifs étant actuellement fournis par Boeing. Cela dit, il serait prématuré de tirer des conclusions définitives à partir d’une seule image promotionnelle, précise le média américain.