IPTV illégale : le fisc récupère les noms de 4886 clients, le ministère prépare une loi pour les poursuivre

À en croire le SPF Économie, boîtiers Android TV, sticks TV et applications smart TV des clients ne seront plus en mesure de récupérer ces flux une fois les mesures de blocage appliquées par les fournisseurs d’accès à Internet (FAI), Google et Clouflare.

« Les mesures visent les noms de domaine de contournement, c’est-à-dire les redirections, sites miroirs, copycats ainsi que les noms de domaine/URL passerelle qui peuvent être identifiés », précise le SPF Économie. « Ces blocages permettent le blocage de l’accès aux flux et/ou des flux en fonction du type de blocage. »

Le tribunal de l’entreprise de Bruxelles saisi en urgence par la RTBF et RTL Belgium

Pour rappel, le service anti-piracy du SPF Économie est le bras armé du tribunal de l’entreprise de Bruxelles une fois celui-ci saisi en urgence « afin de prendre des mesures provisoires pour faire cesser une atteinte manifeste et considérable à un droit d’auteur, un droit voisin ou au droit d’un producteur de bases de données, commise en ligne. »

Saisi en urgence par la RTBF et RTL Belgium, dont chaînes et programmes se retrouvent dans les bouquets d’IPTV illégale, le tribunal a émis une ordonnance le 30 janvier 2026 visant à tordre le cou aux 5 services dénoncés.

Sur base de cette ordonnance, le service anti-piracy du SPF Économie a formulé le 12 février 2026 une décision qui définit les modalités d’application des mesures provisoires.

Une efficacité des mesures qui reste à démontrer

En coulisses, il se chuchote que l’efficacité réelle de ces mesures reste à démontrer. Généralement proches des milieux mafieux, les gestionnaires des réseaux d’IPTV illégale n’ont pas leur pareil pour contourner barrières et obstacles et rediriger leurs flux.

Traquer clones et copies des sites et des flux ne sera pas une mince affaire.