« Le virus du Nil occidental n’est pas une nouvelle menace, mais les conditions de sa propagation évoluent rapidement », déclare le docteur Hans Henri P. Kluge, directeur régional de l’OMS pour l’Europe. « Des températures plus élevées et des étés plus longs donnent aux moustiques davantage de temps et de territoire pour transmettre ce virus. Environ une personne sur 150 qui le contracte développe une infection grave du système nerveux central, qui peut être mortelle. »
Entre 70 et 80% des personnes infectées ne présentent aucun symptôme. Les autres peuvent souffrir de fièvre, de maux de tête, de douleurs musculaires et de nausées. Les formes graves se manifestent par une forte fièvre, une raideur de la nuque, une désorientation ou une paralysie.
Pour prévenir l’infection, l’OMS recommande de porter des vêtements couvrants, d’utiliser un répulsif et d’éliminer les eaux stagnantes autour du domicile, dans lesquelles les moustiques se reproduisent.
Le virus se transmet principalement par des moustiques qui se sont nourris du sang d’oiseaux infectés. La transmission par transplantation d’organe, transfusion sanguine, grossesse ou allaitement a également été documentée, mais reste rare. Aucune transmission interhumaine par contact quotidien n’a jamais été enregistrée.
En Europe, la plupart des contaminations surviennent de la fin du printemps à l’automne, avec un pic entre juillet et septembre. Il n’existe à ce jour ni vaccin ni traitement spécifique pour l’homme : la prise en charge se limite au traitement des symptômes et aux soins de soutien à l’hôpital.