Santé publique France a publié début mai, pour la première fois, un rapport consacré à l’analyse des grandes causes de mortalité dans le pays et par région. Le document se base sur les données de mortalité de 2023 et des années précédentes. Ainsi, en Corse, on meurt un peu moins que la moyenne en France.

En 2023, 3 563 décès ont été enregistrés parmi les personnes domiciliées dans l’île, soit un taux standardisé de mortalité de 768 pour 100 000 habitants, quand la moyenne nationale atteint 798.

En revanche, on décède pour les mêmes raisons dans l’ensemble du pays avec, en tête des causes de décès les tumeurs (228 pour 100 000 habitants), puis les maladies de l’appareil circulatoire ou cardiovasculaire (156) et les causes externes comme les accidents ou les suicides (55).

Taux de mortalité toutes cause pour 100 000 habitants, tous âges, par département en France en 2023.Taux de mortalité toutes cause pour 100 000 habitants, tous âges, par département en France en 2023. Santé publique FranceAvant 65 ans, la mortalité est principalement due aux tumeurs

Les cancers les plus meurtriers en Corse sont, comme à l’échelle nationale, ceux du poumon, du côlon, du sein ou du pancréas. Avec les maladies cardiovasculaires ce sont les causes de décès les plus lourdes, surtout après 65 ans. Des maladies, selon l’étude, qui sont étroitement liées à des facteurs sur lesquels il est possible d’agir : tabac, alcool, alimentation, sédentarité, surpoids, hypertension. Concernant les décès dits prématurés, soit avant 65 ans, ils sont principalement dus aux tumeurs et aux causes externes (accidents, suicides, intoxications ou chutes).

Au niveau départemental, la Corse-du-Sud présente un taux légèrement inférieur à la Haute-Corse. En Corse-du-Sud, le taux de mortalité pour les maladies du système nerveux et des organes de sens (Parkinson, Alzheimer, etc.) est le seul à dépasser le niveau national.

La première cause de mortalité, même chez les moins de 65 ans, reste les tumeurs.La première cause de mortalité, même chez les moins de 65 ans, reste les tumeurs. N.W.Les hommes plus touchés que les femmes

En 2023, le taux de mortalité masculine atteint 952 décès pour 100 000 hommes, contre 635 pour 100 000 femmes. Un écart particulièrement marqué sur les tumeurs, les maladies de l’appareil génito-urinaire et les causes externes qui arrivent en troisième position chez les hommes mais seulement en cinquième pour les femmes. Des analyses qui plaident, selon le rapport, pour le renforcement de la prévention chez les hommes des dépistages des cancers, du sevrage tabagique, de la prévention routière, etc.

Les décès dus aux maladies de l’appareil digestif étaient du même ordre de grandeur pour les deux sexes en 2023.

En 2020 et 2021, on retient les décès liés à la pandémie de Covid-19, une hausse des décès pour maladies de l’appareil respiratoire, puis une baisse en 2023. Globalement, après une hausse de la mortalité en 2020 et 2022, elle a fini par reculer en 2023.