Le risque augmente plus tôt qu’on ne le pensait

Premier constat : ils n’ont trouvé aucun effet protecteur net de l’alcool sur la santé, y compris à faible dose. Si certaines études avaient suggéré un léger bénéfice cardiovasculaire, celui-ci serait largement compensé par l’augmentation du risque d’autres pathologies.

Les auteurs estiment que le risque de décès attribuable à l’alcool dépasse une personne sur 1 000 dès sept verres par semaine. À partir de huit à neuf verres hebdomadaires, ce risque franchit le seuil d’un décès sur 100 au cours de la vie, soit 10 fois plus.

Cancer, maladies cardiovasculaires et accidents

L’étude souligne également que la manière de boire compte autant que la quantité totale consommée. Dépasser un verre lors d’une même occasion augmente progressivement le risque de plusieurs cancers mais aussi de maladies cardiovasculaires et de blessures liées aux accidents.

Chez les hommes consommant en moyenne quatorze verres par semaine, soit la limite recommandée aux États-Unis, le risque de mourir d’une cause directement liée à l’alcool atteindrait une personne sur 25. En d’autres termes, en passant d’un verre par jour à deux, les risque sont multipliés par 400.

Ces résultats s’inscrivent dans une tendance scientifique de plus en plus nette : lorsqu’il s’agit d’alcool, réduire sa consommation reste le moyen le plus efficace de limiter les risques pour la santé. En Belgique, le Conseil supérieur de la Santé conseille déjà de limiter sa consommation à dix verres standards par semaine. Selon cette nouvelle étude, il serait préférable d’abaisser cette limite à sept verres hebdomadaires.