L’atelier de Romain Hatier est souvent en bazar, avec des pinceaux qui traînent, des toiles commencées…
À Manosque (Alpes-de-Haute-Provence), l’artiste peint selon ses envies et sans limites. Papa d’un petit Raphaël, atteint du syndrome de Phelan-McDermid depuis ses deux ans, Romain Hatier perçoit également l’art comme « une thérapie ». « Il y a des phases qui ont été très difficiles à gérer émotionnellement, et pour moi, ça a été ma bulle », explique-t-il.
Arrivé dans la cité de Giono quand Raphaël avait un an, Romain Hatier a voulu se consacrer davantage à son fils. Il passe ainsi un CAP coiffure et s’installe dans ce qui est aujourd’hui son atelier d’artiste, attenant à son domicile.
Il devient ensuite professeur de technologie à Volx, puis à Oraison et Forcalquier. « Aujourd’hui, ça me convient très bien et ça me permet de trouver mon équilibre », confie-t-il.
Un papa aidant mais aussi artiste
Âgé de dix ans, Raphaël a le syndrome de Phelan-McDermid, une maladie qui touche le chromosome 22. « Chez lui, l’acquisition de la marche s’est faite très tardivement », raconte son père.
Alors que son fils est pris en charge à l’institut pour enfants et adolescents polyhandicapés Tony Lainé, situé à …