Favorites indéniables en début de week-end, les Ferrari n’auront finalement remporté ni la course, ni même réussi à placer une voiture sur le podium du Grand Prix de Hongrie.

Le week-end de la Scuderia a pris une tout autre tournure lorsque Lando Norris lui a dérobé la pole position en qualifications samedi, tandis que Lewis Hamilton écopait d’une pénalité de trois places sur la grille.

Au final, c’est également le pilote McLaren qui s’est imposé dimanche, alors que Ferrari voyait même Red Bull et Mercedes lui passer devant. Max Verstappen et Kimi Antonelli complétaient le podium, tandis que Charles Leclerc et Lewis Hamilton terminaient respectivement quatrième et cinquième. 

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L’équipe italienne aura accumulé les difficultés tout au long des 70 tours de l’épreuve hongroise. Charles Leclerc et Lewis Hamilton avaient choisi de prendre le départ en pneus tendres, signe d’une stratégie agressive de la part de Ferrari, afin de tenter de gagner des positions dès le premier tour sur un tracé où les dépassements sont difficiles.

Au final, Hamilton n’a gagné qu’une position au départ et, pire encore, Leclerc a chuté de la deuxième à la cinquième place. À partir de là, la Scuderia n’a jamais réellement réussi à inverser la tendance.

Si Hamilton a semblé un temps en mesure de se battre face à Max Verstappen et Kimi Antonelli, le Britannique a été pénalisé pour un excès de vitesse dans la voie des stands, seulement 0,1 km/h au-dessus de la limite autorisée. Une sanction qui l’a finalement relégué derrière son coéquipier, en cinquième position.

Charles Leclerc (Ferrari)

Charles Leclerc (Ferrari)

Photo de: Alastair Staley / LAT Images via Getty Images

Plus largement, le rythme prometteur affiché par les SF-26 en début de week-end s’est totalement évaporé en course. Interrogé après l’épreuve, Frédéric Vasseur a reconnu qu’au-delà des nombreuses erreurs d’exécution, Ferrari avait également rencontré des difficultés à comprendre le comportement des pneumatiques, particulièrement irréguliers au fil des trois relais effectués par les pilotes.

« Ce n’est pas un bon résultat du tout, surtout après le vendredi qu’on a fait. On ne peut pas se satisfaire de ça », a déclaré Vasseur au micro de Canal+. « On a fait trop d’erreurs aujourd’hui, à commencer par les deux départs. Après, on perd une position en piste face à Verstappen, on a les erreurs aux arrêts aux stands. On a le [pit limiteur relâché trop tôt sur la pénalité de Hamilton]… Au final, ça ne va pas. »

« On a eu du mal à lire les pneus. C’était vrai pour nous, peut-être aussi pour les autres. On avait l’impression que les tendres étaient plus endurants que les durs, Max a fait presque 40 tours avec les softs. Donc voilà, il y a plein de choses à analyser, à comprendre, mais ce n’est pas un bon dimanche. Je pense qu’on avait le potentiel pour faire beaucoup mieux. »

La stratégie de la Scuderia a notamment soulevé plusieurs interrogations, en particulier lors du dernier arrêt sous voiture de sécurité virtuelle, qui n’était pas sans rappeler la fin de course de Lewis Hamilton à Silverstone.

Au 56e tour, les deux Ferrari repassaient par les stands après le déploiement d’une VSC consécutive à l’abandon d’Oscar Piastri. Alors qu’ils occupaient les deuxième et quatrième positions, Hamilton et Leclerc rétrogradaient aux quatrième et cinquième rangs, Verstappen et Antonelli ayant choisi de rester en piste.

Charles Leclerc, Lewis Hamilton (Ferrari) et Max Verstappen (Red Bull Racing)

Charles Leclerc, Lewis Hamilton (Ferrari) et Max Verstappen (Red Bull Racing)

Photo de: Mark Thompson / Getty Images

Les deux pilotes ne sont finalement jamais parvenu à récupérer les positions perdues, malgré les nombreuses tentatives de Hamilton face à la Mercedes d’Antonelli. Interrogé sur ce choix stratégique, Vasseur a expliqué que les pneus dont disposaient ses pilotes à ce moment-là, notamment ceux de Hamilton qui avait effectué son arrêt plus tôt, étaient bien trop usés pour ne pas tenter l’arrêt.

« Parce qu’on avait des vieux pneus durs à ce moment-là », expliquait le Français. « On avait changé les premiers et ça aurait été difficile de repartir en pneus durs pour nous. Après, je ne sais pas si ça aurait été mieux de rester en piste et de garder ces pneus ou non, mais je pense que le choix se justifiait à ce moment-là. »

Un bilan mitigé avant la pause estivale

Le Grand Prix de Hongrie marquait le dernier rendez-vous avant la très attendue pause estivale. Ferrari part donc en vacances avec 72 points de retard sur Mercedes au championnat constructeurs.

Interrogé sur le bilan de cette première partie de saison pour la Scuderia, Vasseur a dressé un constat mitigé, notamment assombri par la déception de ce dimanche. « Je ne sais pas, c’est comme à l’école : ‘moyen mais pourrait mieux faire' », déclarait-il avec une pointe d’ironie, toujours pour Canal+.

« On a eu une première demi-saison où on était un peu loin de Mercedes, on a pris quelque chose comme 100 point par rapport à Mercedes, on est plutôt bien revenu après l’Espagne parce que je pense que c’est nous qui avons marqué le plus de points depuis. Mais voilà, c’est pas assez, on peut pas laisser passer des week-ends comme ça où on fait premier et deuxième le vendredi, on finit quatrième à cinquième le dimanche. « 

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