Dès les premières notes, le ton fut donné. Sting a directement jeté son Message in a Bottle à la foule et le public spadois l’a réceptionné, reprenant le célèbre refrain en chœur. Sans temps mort, il enchaîne avec I Wrote Your Name (Upon My Heart), rappelant qu’il n’a rien perdu de son efficacité rock. Au cœur de la cité thermale, l’élégance flegmatique de cet Englishman in New York a fait mouche, distillant ce groove jazzy si caractéristique.

Quant à ceux qui se questionnaient sur le choix d’une star anglophone aux Francofolies, l’artiste a répondu de la plus belle des manières en essayant de parler français autant que possible. « C’est la première fois que je viens en Wallonie ! », s’est d’ailleurs exclamé sur scène l’artiste qui a régulièrement demandé au public spadois si tout allait bien. Même si c’est la première fois qu’il jouait en Wallonie, Sting est déjà passé par notre région à deux reprises, en 1989 et en 2000. Il était accompagné du chef amazonien Raoni, pour soutenir la protection de la forêt amazonienne.

Après Every Little Thing She Does Is Magic, le rythme s’est ensuite adouci avec la balade Fields of Gold, offrant une parenthèse sous le ciel clément de ce samedi soir. Ensuite, Sting a musclé le jeu avec un Driven to Tears impeccablement exécuté par ses musiciens.

Si quelqu’un craignait de s’ennuyer ce samedi soir, la suite l’a vite détrompé avec une nouvelle série de tubes débutant par Can’t Stand Losing You. Les spectateurs ont ensuite accueilli la mélancolie de Shape of My Heart avant d’aborder l’aube d’un Brand New Day puis So Lonely. Pour entamer la dernière ligne droite, les effluves orientales de Desert Rose ont fait voyager les festivaliers, avant que l’incontournable Every Breath You Take ne vienne souligner à quel point le répertoire de Sting marque littéralement l’histoire musicale de ces quarante dernières années.

Le rappel a enfoncé le clou avec l’inévitable Roxanne, scandé à pleins poumons par les fans infatigables massés tant dans l’enceinte que dans les rues spadoises bordant la scène Pierre Rapsat. Enfin, c’est sur Fragile que le concert s’est achevé. Une douceur de fin de set pour nous confirmer que Sting fut clairement la locomotive des Francofolies de Spa en cette année 2026 et qu’il serait bon ton de s’en inspirer pour le futur.