Avec son exposition Batailles pour la France, à l’hôtel du Crouesty, Bruno Chauvierre ne cherche pas à illustrer l’histoire. Son langage est celui de l’abstraction lyrique. Je peins les instants où la France tisse sa grandeur »,lance en préambule Bruno Chauvierre. Docteur en psychologie, chercheur universitaire, ancien député (Front national puis non-inscrit) et conseiller général, il affirme avoir toujours placé l’humain et la transmission et l’engagement au cœur de mon parcours ».
« La rencontre entre la mémoire, la matière et le regard »
Il aborde l’art pictural avec le peintre orléanais Roger Toulouse, dont il a été l’élève. Puis, le travail de Jacques Villeglé, adepte du pop art, l’interpelle. C’est le pape du collage en France. Pour mes collages, je récupérais, entre autres, des morceaux d’affiches lacérées , indique-t-il, en glissant qu’il se sent également proche d’Yves Klein.
Il y a quatre ans, il ajoute de la peinture à ses collages. J’ai le goût du mariage entre les formes et les couleurs,dit-il. Une œuvre naît de la rencontre entre la mémoire, la matière et le regard.
Amoureux de la presqu’île de Rhuys et d’Arzon, il a répondu présent à l’association arzonnaise Quai des histoires, qui travaille à la promotion d’artistes en lien avec la presqu’île.
Sur les murs de l’hôtel du Crouesty, il expose une dizaine de toiles à la fois flamboyantes et parfois déroutantes. Chaque toile est inspirée d’un moment où notre histoire change de direction,estime Bruno Chauvierre.Les jeunes réagissent très fort à la peinture contemporaine, on peut peut-être les conduire à la découverte de notre histoire à travers la peinture.
Du 30 juillet au 2 août, à l’hôtel Le Crouesty, 18, rue du Croisty, de 10 h à 19 h. Entrée libre, vernissage le 30 juillet à 18 h.