« Le problème ne vient pas du rythme quotidien, mais d’une charge de travail mal gérée. »
Une pause hebdomadaire n’est selon elle pas obligatoire mais il faut une alternance des intensités et de véritables phases de récupération. Elle conseille « des séances très légères ou du repos relatif ».
Elle ajoute qu’il faut rester attentif aux signes de surcharge comme les douleurs ou une diminution des performances.
Comment réussir ses 20 km de Bruxelles?Y a-t-il un risque de fracture de fatigue ?
« Une fracture de fatigue n’apparaît généralement pas à cause d’un seul facteur mais plutôt par l’association de plusieurs éléments qui dépassent les capacités d’adaptation de l’os », explique le Dr Lombet.
Parmi les facteurs de risque, la spécialiste cite l’augmentation trop rapide de la charge d’entraînement, une pratique intensive sans récupération suffisante, parfois des erreurs de progression. Elle pointe aussi des facteurs biologiques, comme un déficit énergétique relatif du sportif (REDs, un manque d’énergie dû à une alimentation insuffisante par rapport aux calories brûlées), des troubles nutritionnels, hormonaux ou un sommeil insuffisant.
« La prise en charge d’une fracture de fatigue ne consiste donc pas uniquement à ‘mettre au repos’ la fracture. Il faut aussi comprendre pourquoi elle est apparue afin de limiter le risque de récidive : analyser les charges d’entraînement, l’alimentation, la récupération, la santé hormonale, la biomécanique (la façon dont le corps bouge), équipement, etc. L’objectif est à la fois de permettre la consolidation osseuse et de corriger les facteurs favorisants pour un retour au sport durable. »
Fracture de fatigue, témoignage de FannyDes étirements pour récupérer plus vite ?
Si les étirements faisaient partie de la panoplie de base du coureur il y a quelques années, on voit que les sportifs n’y recourent plus de manière systématique aujourd’hui.
Cependant, ils ne sont pas à bannir, selon la spécialiste en médecine physique : « Les étirements ont surtout un intérêt en termes de mobilité et d’équilibre fonctionnel musculaire. L’objectif n’est pas tant de « récupérer » ou d’éviter les courbatures, mais plutôt de conserver des amplitudes de mouvementadaptées et de limiter certaines contraintes mécaniques. »
Par exemple, une raideur importante des ischio-jambiers (les muscles à l’arrière de la cuisse) peut selon elle modifier la mobilité du bassin et augmenter les contraintes lombaires (dans le bas du dos) chez certains patients souffrant de lombalgies. « Les étirements peuvent donc avoir une place pertinente lorsqu’ils s’intègrent dans une approche globale : mobilité, renforcement, contrôle moteur et activité physique adaptée. »
L’athlétisme peut aussi provoquer des pubalgies… c’est quoi ?
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