Elle est la seule finaliste française de l’édition 2026 du « International pet photography awards », sur 4 000 participants. Léa Mains, née à Saint-Renan et résidant actuellement au Relecq-Kerhuon, a été sélectionnée dans la catégorie « Commissioned Portfolio ». Une reconnaissance importante pour son travail, qui immortalise le lien entre propriétaire et animal de compagnie, chien, cheval ou oie.
Les animaux avant la photo
Tout a commencé au centre équestre du Questel. C’est là que Léa Mains a découvert sa passion pour les chevaux. Avec le petit appareil acheté par ses parents, elle a alors commencé à les photographier. « Ma passion des chevaux vient avant celle de l’image », explique-t-elle. La photographie canine est venue plus tard : « Souvent, les propriétaires de chevaux avaient des chiens, donc c’est venu comme ça. » Avec le temps, elle a progressé par sa propre expérience. Autodidacte, elle a pris la décision de ne pas recevoir de formation en photographie.
Le Covid a tout chamboulé : « J’étais en intérim à l’aéroport de Brest. Mais avec le confinement, ils ont décidé de ne pas me garder. Alors j’ai sauté sur l’occasion pour me lancer en octobre 2020. » Le marché français était alors vide, ce qui a en partie expliqué son succès dès ses débuts. Aujourd’hui, la photographe organise trois séances par semaine. Il lui arrive de photographie des ânes ou des oies, même si elle préfère largement nos amis canins.
« Je donne vraiment de ma personne »
Aujourd’hui, à 32 ans, Léa Mains continue de donner la priorité aux animaux et à leur bien-être dans son travail. « Je base vraiment mes séances sur le confort de l‘animal. Dès qu’il y a des signes d’inconfort, j’arrête la séance. » Pour elle, il n’est pas envisageable de se lancer dans un autre genre de photo. « Je pense que pour soi-même, pour sa créativité, c’est important de savoir dire non à des choses qui ne vont pas nous inspirer. Parce que moi, je donne vraiment de ma personne, ça me touche vraiment. »
Une des photos du portfolio de Léa Mains, qui lui a valu sa place en finale. (Photo Léa Mains)Une expérience inédite
Léa se remémore des séances particulièrement touchantes, avec des animaux en fin de vie. C’est dans ces moments que tout prend sens. Avec son appareil Canon Hybrid, elle entend ne pas proposer qu’un souvenir matériel, mais plutôt une expérience globale. « Mon idée, c’est de proposer une expérience inédite avec son animal. Que ce soit un cheval ou un chien, c’est un moment hors du temps. Une petite pause dans son quotidien pour savourer un moment avec son animal. » Sa spécialité : la photo de lever et coucher de soleil, sur les plages de la côte, ou dans les monts d‘Arrée.
« Je ne stresse pas pour la finale »
Participer à ce concours international, c’était pour Léa Mains une façon de se confronter à ses pairs, mais surtout de s’amuser. « Quand j’ai vu mon nom à côté d’autres photographes qui sont très talentueux, ça fait vraiment très chaud au cœur. Je ne stresse pas pour la finale, c’est déjà énorme d’être arrivée là. » À la clef, 250 dollars.