l’essentiel
Les projections lumineuses sont une autre forme de street art, Philippe Echaroux en est l’une des principales figures mondiales.

Photographe récompensé par le 1er prix de la photo Dior, en 2008, sujet de films documentaires et artiste visuel en art mural, Philippe Echaroux s’impose aujourd’hui comme l’un des créateurs français les plus singuliers et engagés de la scène artistique internationale.

Parmi les grandes personnages qu’il a photographiés, figurent Zinedine Zidane, Johan Cruyff, Soprano, Jean-Claude Killy, Patrick Bosso, Gary Dourdan, Jean-Pierre Foucault, Johnny Wilkinson et bien d’autres.

Un style unique

Il a pris une envergure exceptionnelle et a marqué les esprits, en France comme à l’étranger, grâce à son style unique mêlant technologie, humanisme et impact visuel immédiat. Ses créations, projetées sur des parois urbaines ou au cœur d’environnements naturels tels que la forêt amazonienne, les jardins du quai Branly, Central Park à New York, ont fait le tour du monde et ont été diffusées lors d’expositions internationales majeures et ont été présentées par de nombreuses publications d’art de référence.

Hommage à une profession essentielle

« Avec son approche « Street Art 2.0″, Philippe Echaroux renouvelle profondément la manière d’habiter et d’observer l’espace public : ses œuvres apparaissent et disparaissent, sans laisser de trace physique, offrant une expérience immersive éphémère mais durable dans la mémoire. À travers son travail, il défend une vision de l’art accessible, sensible, et porteuse de sens », commente le service culture de Decazeville communauté qui a commandité l’œuvre.

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L’installation est située sur l’emblématique bâtiment des soufflantes, zone du Centre, à Decazeville. Ici, le choix thématique choisi par l’artiste a été simple : rendre hommage aux personnes qui travaillent dans un métier essentiel, pourtant peu valorisé. Il s’est dirigé naturellement vers le portrait d’une infirmière locale, « soutenant symboliquement tous ceux qui nous soignent, qui sauvent des vies, qui ont choisi de privilégier l’humain ».

« Penser à rêver »

En préambule, Philippe Echaroux a déjà installé une première projection lumineuse monumentale, reprenant au milieu du mur de soutien du Plateau supérieur cette phrase essentielle, « Pense à rêver », la signature de l’artiste qui en a placé des dizaines dans toutes les parties du monde où il est intervenu.

Le Graffiti "Pense à rêver" également projeté sur les murs.

Le Graffiti « Pense à rêver » également projeté sur les murs.
DR.

Dans un temps où le quotidien s’accélère, où l’attention se fragmente et où l’incertitude grandit, cette invitation apparaît comme un acte artistique nécessaire. Le choix du support lumineux renforce sa portée, délivrant une phrase suspendue, immatérielle, qui se déploie dans l’espace public comme un souffle, un rappel, un apaisement.