La ponctualité des trains s’améliore en Belgique mais certaines gares restent dans le rouge : voici les pires du pays (INFOGRAPHIES)La frustration des voyageurs
Mardi en commission de la Mobilité à la Chambre, le ministre Crucke a une nouvelle fois été interpellé sur le sujet. Selon la députée Irina De Knop, qui tient ses chiffres d’Infrabel, 442 trains auraient sauté sciemment un arrêt au cours du premier semestre. « En fonction de quels critères est-il décidé qu’un train doit sauter un arrêt et est-il contrôlé si cela est bien respecté, c’est-à-dire si un train suivant est disponible rapidement ? », s’est interrogée la députée Anders (Ex Open-VLD).
Réponse du ministre : « Je comprends qu’un saut d’arrêt puisse être particulièrement frustrant pour les voyageurs. La SNCB ne prend cette mesure exceptionnelle que si l’absence d’intervention aurait des conséquences encore plus graves, comme des retards supplémentaires, des correspondances manquées ou des problèmes liés au trajet retour du matériel. Le dispatching opte alors, en temps réel, pour la solution qui cause le moins de désagréments au plus grand nombre de voyageurs. »
Assurer la continuité du service
Le député François De Smet (DéFi) s’est quant à lui interrogé sur la prise en compte de ces trains supprimés dans les comptages de ponctualité. « L’objectif n’est pas d’améliorer artificiellement la ponctualité, mais de préserver la continuité du service, a justifié Jean-Luc Crucke (Les Engagés). Avec environ 0,1 % des trains concernés, l’incidence sur les statistiques est négligeable. La ponctualité s’élève à 92,7 % en 2026, soit 1,5 % de plus qu’en 2025. L’évolution des chiffres montre qu’il s’agit d’une mesure ponctuelle. »
Selon le ministre, la décision de supprimer un arrêt en gare « a pour objectif de permettre au train de poursuivre son trajet sans affecter d’autres trains ou son trajet retour ou, exceptionnellement, pour raisons de sécurité. La décision relève toujours du dispatching central de la SNCB. »
Pour le reste, la suppression d’arrêts intermédiaires relèverait de conditions strictes. « Cette mesure doit être annoncée au moins 10 minutes à l’avance et, sauf en cas de circonstances exceptionnelles, une solution de remplacement (NDLR : bus, train retour,…) doit être proposée dans les 20 minutes. »