2. Sa domination au contre-la-montre
Sa victoire, au contre-la-montre, n’est plus une surprise. Elle était attendue. C’est sa force et il en profite sur les Grands Tours. Hormis Pogacar, tous ses adversaires étaient au-delà de la minute. Un avantage dont il s’est bien servi pour aller chercher cette deuxième place finale. Bien évidemment, il y a eu la chute et l’abandon de Jonas Vingegaard. Mais si le Danois n’était pas tombé, Remco aurait quand même terminé sur le podium, deuxième ou troisième.
3. Sa gestion des deux dernières étapes de montagne
En plus de sa victoire devant Pogacar au Plateau de Solaison, Remco a vraiment confirmé qu’il peut se battre avec les meilleurs grimpeurs dans les deux étapes de l’Alpe d’Huez. S’il avait osé un peu plus tôt, il aurait même pu gagner samedi. Il a commis une petite erreur en ne tentant pas de partir un peu avant. Il n’y a pas lâché Pogacar, qui s’est mis au service de Del Toro, mais quand même : jouer la victoire, partir seul sur l’étape reine en fin de troisième semaine d’un Tour rendu très difficile par la chaleur en début d’épreuve, par le parcours mais aussi par le rythme, car ils ont roulé comme des fous, c’était fort. Très fort. Il peut vraiment se dire qu’il peut gagner le Tour de France. Et il ne faut pas oublier qu’il ne pense qu’à la victoire. Cela s’est vu à sa réaction, irritée, à l’arrivée samedi : il était fâché de ne pas avoir gagné ! ça, c’est Remco !
Tour de France: Remco Evenepoel premier Belge à monter sur la deuxième marche du podium depuis 1981