« Je vais t’étrangler à en crever mec (…), je vais détruire ta carrière et ta vie, je vais tout ravager », écrit-elle dans un texto.
D4vd aurait payé un Uber le lendemain pour la faire venir chez lui et se débarrasser d’elle, fin avril 2025, selon l’accusation.
Il aurait ensuite tenté de couvrir ses traces, en commandant des tronçonneuses sur Amazon et une piscine gonflable pour la démembrer, ainsi qu’un incinérateur de jardin apparemment trop petit pour contenir le corps.
Le rappeur D4vd inculpé pour l’assassinat d’une adolescente américaine: il risque la peine de mort
Le cadavre en putréfaction de Celeste a finalement été retrouvé quatre mois plus tard, en septembre 2025 dans le coffre d’une Tesla immatriculée au nom du chanteur, remorquée dans une fourrière d’Hollywood.
Poursuivi pour assassinat, agression sexuelle sur mineure et mutilation de cadavre, D4vd plaide non coupable. Il risque l’emprisonnement à perpétuité, voire la peine de mort.
L’affaire suscite beaucoup d’intérêt aux Etats-Unis, notamment car l’oeuvre de l’artiste semblait faire écho au meurtre de manière prémonitoire.
Le chanteur, qui s’est notamment produit au festival Coachella, est devenu célèbre en 2022 lorsque son titre « Romantic Homicide » a connu un succès fulgurant sur TikTok.
L’audience des derniers jours a montré que la famille de Celeste était au courant de la relation qu’elle entretenait avec le chanteur. Ses parents ont notamment signé un acte notarié pour l’autoriser à voyager avec lui à Londres en septembre 2024.
Celeste était enceinte du chanteur et a avorté, selon des textos diffusés à l’audience. Elle a maintenu le contact avec D4vd, même après leur séparation en novembre 2024.
Ces derniers jours, la défense du chanteur a suggéré dans ses questions que l’adolescente avait commis des violences à l’encontre de D4vd, souffrait de troubles bipolaires, était suicidaire et pourrait s’être blessée elle-même ou être morte au cours d’une lutte.
Dans ce dossier sans témoin, où l’arme du crime n’a jamais été retrouvée, « il n’y a aucune preuve d’une intention délibérée de tuer », a argué Blair Berk, l’une de ses avocates.
« Il n’y a rien dans cette affaire qui ressemble à un accident », a rétorqué la procureure, Beth Silverman, en accusant la défense de « salir la victime ».
La prochaine audience pour discuter du calendrier du procès aura lieu le 31 août.