« Je suis heureux de pouvoir faire ce que je veux quand je veux. » Charles, 18 ans, savoure une liberté retrouvée. « Je me réjouis des choses normales de la vie », témoigne le jeune adulte. Aller au restaurant et manger ce qui lui plaît figurent en tête de liste. Il faut dire que, pendant un an et demi, Charles a dû s’astreindre à un régime sans sel ni sucre et à la palette plus que réduite des repas de l’hôpital.

L’endroit aseptisé est devenu son « monde » depuis que le diagnostic de la leucémie est tombé 15 jours avant de devoir passer son bac de français. Après plusieurs semaines d’intense fatigue notamment, l’adolescent d’alors plonge avec sa famille « dans l’univers très technique » de l’onco-hématologie pédiatrique. Tout change alors : « Notre vie c’était l’hôpital. » « On est démuni, on se remet complètement dans les mains des médecins », retrace la mère de…