Cet accompagnement solidaire est réalisé par des bénévoles (baptisés coéquipiers), qui se rendent chaque semaine au domicile des familles, pendant un an, pour apporter un soutien aux parents (présence, écoute, partage d’expériences, démarches administratives…). Leur rôle n’est pas de faire « à la place » des mamans (surtout) mais de leur permettre de découvrir leurs propres compétences, leurs ressources, leurs capacités. Ensemble, coéquipiers et parents forment des binômes.
Une équipe de professionnelles veille au bon déroulement des accompagnements, pour que chacun s’y retrouve, sans a priori et sans jugement.
Un énorme défi
Le Petit vélo jaune, actif dans la grande majorité des communes bruxelloises, s’est beaucoup développé. « Mais au-delà de 100 accompagnements par an, on affaiblirait ce qui a été mis en place pour des familles très différentes, avec des binômes qu’il faut encadrer et des référentes qui doivent assurer la coordination », avertit Vinciane Gautier, coordinatrice générale du Petit vélo jaune.
« Qu’on arrête de dire : on va attendre que Monsieur soit là » : les galères des mamans solos
D’où la décision de l’association d’ouvrir quatre antennes locales à Bruxelles, sous la coupole du Petit Vélo Jaune, pour ne pas prendre ce risque de « faire moins bien » et d’appauvrir la méthodologie de l’accompagnement.
Conséquence logique : un besoin croissant de bénévoles, de référentes et un coordinateur pour chaque antenne. « Le défi est énorme », reconnaît Vinciane Gautier. D’autant que le financement de l’associatif bruxellois n’est pas pérenne.
Le projet Miriam : un gros coup de pouce pour mille mamans solosDes vacances épuisantes
Dans l’intervalle, le nombre de demandes d’accompagnement augmente, surtout pendant les vacances d’été, quand les écoles sont fermées, que les crèches tournent au ralenti et que les relais disparaissent. « Beaucoup de parents se retrouvent seuls avec leurs jeunes enfants. Pour les familles que nous accompagnons, cette période peut vite devenir synonyme d’épuisement », indique Mme Gautier.
La liste d’attente s’allonge : une quinzaine de familles espèrent qu’un(e) coéquipièr(e) pourra les accompagner déjà cet été. « Quelques heures par semaine suffisent parfois à changer le quotidien d’une maman ou d’un papa », insiste Vinciane Gautier. « Cela permet à un parent de souffler, de sortir, d’avancer dans ses projets. Même simplement partager un café et ne plus se sentir seul, cela peut faire la différence. »
ASBL Le Petit vélo jaune, rue des Tanneurs 60A, 1 000 Bruxelles. Tél. : 0471/70.22.57