Infantino répond aux détracteurs du Mondial 2026 : « Réfléchissez, méditez, priez ou tout simplement regardez un match de football »

Une vision qui, visiblement, n’est pas partagée par Javier Tebas. « Un message pathétique », a-t-il fustigé sur X. Certes, il est d’accord sur le constat de base : « Personne ne discute que le football soit émotion et union. »

Par contre, il a critiqué fortement ce qui s’est passé en dehors des pelouses et la communication trompeuse de la FIFA. « La transparence, la bonne gouvernance et la reddition de comptes ne sont jamais de la haine ; ce sont une obligation. Les institutions fortes ne discréditent pas ceux qui posent des questions, elles y répondent. »

Les polémiques du Mondial

Dans un message un peu lunaire, Infantino soulignait qu’il y avait eu « zéro incident, zéro hostilité, zéro violence » dans les 16 stades qui ont accueilli le Mondial, alors que sept millions de personnes originaires de 200 pays sont venues voir les matchs. « Pendant que vous propagiez la haine, nous travaillions sans relâche pour unir deux pays en guerre », a affirmé Infantino.

Il déclarait que « l’Iran est entré aux États-Unis sans le moindre incident ni conflit », sans faire mention des critiques émanant de l’équipe iranienne par rapport aux restrictions imposées pour les visas par les autorités américaines.

Il n’a pas non plus évoqué l’interdiction d’entrée aux États-Unis pour l’arbitre somalien Omar Artan, qui a dû renoncer au Mondial, préférant souligner les « millions » d’autres personnes qui ont obtenu un visa.

Infantino a également balayé les critiques concernant l’arbitrage et les questions disciplinaires qui ont culminé avec l’annulation de la suspension de l’Américain Folarin Balogun après une intervention du président américain Donald Trump contre les Diables rouges. Il trouve « curieux » que les critiques émanent de pays « qui autorisent ces mêmes pratiques ».

« Cela m’a contraint d’appeler Gianni » : quand Donald Trump se vante encore de la décision de la FIFA face à Infantino dans l’affaire Balogun

Pour Tebas, le timing de cette communication n’est pas sain. « Lorsqu’un dirigeant consacre un message entier à discréditer ceux qui exercent un contrôle légitime, il est inévitable de se demander pourquoi précisément maintenant. Y a-t-il une explication à ce ton défensif ? Se passe-t-il quelque chose dont nous n’avons pas connaissance ? »

Une guerre entre deux hommes

Ce message de Tebas remet encore un peu plus de l’huile sur le feu dans leur relation. Depuis des années, plusieurs conflits opposent les deux hommes.

En 2017, il avait notamment accusé Gianni Infantino de se comporter comme Blatter, son prédécesseur.

L’Espagnol avait plus récemment critiqué la volonté de la FIFA de faire passer le Mondial à 64 équipes en 2030. « Ils sont en train de détruire l’industrie du foot », avait-il notamment expliqué.