Seule exception : le diesel synthétique XTL recule de 3,4 centimes. Il reste toutefois hors de prix pour la plupart des automobilistes, à 3,644 euros le litre.
« On a puisé dans les réserves stratégiques »: va-t-on vers une flambée des prix à la pompe ?Le mazout augmente légèrement
Les ménages qui se chauffent au mazout devront également payer un peu plus. Pour une commande de moins de 2.000 litres, le gasoil de chauffage H0/H7 augmente de 0,24 centime ; à 1,3572 euro le litre. À partir de 2.000 litres, son prix maximum passe à 1,3167 euro ; soit une hausse de 0,25 centime.
« La capacité de nuisance des Houthis dépasse largement le blocage de Bab-el-Mandeb »
À la pompe, le mazout atteint 1,477 euro le litre ; en progression de 0,3 centime. Le gasoil destiné au chauffage augmente lui aussi à 1,3721 euro le litre sous les 2.000 litres et 1,3316 euro pour les commandes plus importantes.
Les essences, en revanche, ne bougent pas. Le sans-plomb 95 (E10) reste plafonné à 1,957 euro le litre tandis que le sans-plomb 98 (E5) demeure à 2,091 euros. Le LPG est stable à 0,842 euro le litre.
« Les 2 euros ne seront plus une limite »
Cette nouvelle hausse intervient alors que le pétrole brut s’est quelque peu détendu sur les marchés internationaux en début de semaine. Après avoir dépassé les 100 dollars, le baril de Brent évoluait lundi autour de 90 dollars. Mais il serait imprudent d’y voir un retour durable au calme. Rappelons néanmoins que les prix des produits raffinés ne sont pas toujours directement corrélés.
Vincent Juvyns, Chief Investment Strategist chez ING, rappelait dans nos colonnes ce lundi que les cessez-le-feu au Moyen-Orient restaient « très fragiles ».
guillement
« On ne peut pas exclure un prix de 3 euros le litre à moyen terme »
Selon lui, une aggravation de la situation dans la région, alors que l’Europe a beaucoup puisé dans ses réserves stratégiques pendant le dernier trimestre pour limiter les dégâts de la guerre au Moyen-Orient, pourrait provoquer une hausse des prix à moyen terme.
« Les 2 euros ne seront plus une limite et on ne peut effectivement pas exclure un prix de 3 euros le litre à moyen terme », affirmait-il, avec prudence néanmoins.
La situation pourrait donc être tendue à l’approche de l’hiver lorsque la demande devrait grimper à la fois pour reconstituer les stocks stratégiques et répondre à la demande des consommateurs.