Lando Norris affirme avoir été « meilleur à tous les niveaux » face à son équipier chez McLaren, Oscar Piastri, suite à sa victoire lors du Grand Prix de Hongrie de Formule 1.
Après avoir décroché la pole position avec 0″012 d’avance sur Lewis Hamilton (Ferrari), Norris a perdu la tête au profit de Piastri dès le premier tour, après avoir glissé sur l’extérieur du virage Hamilton.
Le champion du monde en titre a ensuite facilement suivi le rythme de la voiture jumelle, restant à moins de deux secondes au cours des 33 premiers tours de la course, sans toutefois parvenir à lancer une véritable tentative de dépassement.
À ce moment-là, Norris aurait souhaité s’arrêter à nouveau au stand afin de bénéficier de l’air libre avec des pneus neufs, mais les fameuses « Papaya Rules » de McLaren donnaient la priorité au leader de la course, Piastri ; c’est donc l’Australien qui s’est le premier dirigé vers la pitlane.
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Qu’à cela ne tienne, pendant que Piastri devait se défaire du trafic, et notamment d’un Carlos Sainz peu coopératif qui est entré en collision avec lui, Norris s’est offert un overcut et est ressorti en tête après son propre arrêt au stand.
Dès lors, avec des pneus plus frais de six tours, Norris a creusé un écart de 13 secondes sur son coéquipier au cours des 15 tours suivants – jusqu’à ce que Piastri soit victime d’une panne et soit contraint à l’abandon.
Norris a finalement remporté la victoire avec 15 secondes d’avance sur Max Verstappen. « Ce qui me réjouit le plus ? Tout simplement le fait que nous ayons été si rapides », a commenté le Britannique après la course.
« Je veux dire, la voiture était encore parfois horrible à piloter, mais rapide, et je préfère de loin une voiture horrible mais rapide à toute autre chose. Donc, oui, ce qui compte, c’est le rythme. Le rythme que j’ai eu tout au long de la course, même derrière Oscar au début. »
Oscar Piastri devant Lando Norris lors du GP de Hongrie 2026.
Photo de: Andy Hone/ LAT Images via Getty Images
« Bien sûr, ça n’a pas été mon meilleur deuxième virage, mais après ça, quand je vois mon rythme, j’étais tout simplement meilleur à tous les niveaux, tant en termes de dégradation des pneus que de rythme. »
« J’étais convaincu que je pouvais encore remporter la course, même après ça, que ce soit en m’arrêtant aux stands ou en le forçant à s’arrêter pour que je puisse allonger mon relais, chausser des pneus neufs et revenir sur lui. J’étais donc convaincu que je pouvais gagner la course aujourd’hui, et c’est ce qui s’est passé. »
« Bien sûr, [son abandon] est regrettable et malheureux pour lui, car je pense que nous aurions pu réaliser un doublé. Mais à part ça, c’était simplement mon rythme. Mon rythme m’a permis de rester très proche de lui pendant si longtemps. »
« Nous étions tout simplement à un autre niveau aujourd’hui, et je me sentais vraiment à l’aise. Quand la voiture est performante et que je suis dans un bon flow, rien ne peut m’arrêter. »
Limité par les Papaya Rules
Oscar Piastri félicite Lando Norris après sa victoire.
Photo de: Andy Hone/ LAT Images via Getty Images
Interrogé sur une éventuelle frustration liée au fait d’être limité par les règles de l’écurie en matière de stratégie, Norris a expliqué : « Je veux simplement gagner la course, vous voyez ? Il y a certaines règles que nous avons en tant qu’équipe, et nous ne pouvons pas nuire à la course de l’autre en étant trop agressif et en voulant gagner à tout prix. »
« Mais je veux gagner, et j’avais clairement un bien meilleur rythme que lui. Disons que nous avions de bien meilleures chances de remporter la course [avec moi]. »
« Quand j’étais bloqué derrière Oscar, Max était à trois ou quatre secondes derrière, et à ce moment-là, il représentait toujours une menace. Devant, il n’y avait aucune menace, et nous avions de toute façon beaucoup plus de garanties que notre équipe gagnerait. »
« Je voulais donc m’arrêter au stand et faire un undercut, car mon rythme aurait été tellement bon que j’aurais pu creuser un écart équivalent à toute une fenêtre d’arrêt au stand, je pense, par rapport à lui, et m’arrêter à nouveau si nécessaire. Ou bien le pousser à s’arrêter plus tôt. »
« À mon avis, nous étions à la limite entre un arrêt trop précoce et le risque de nuire à nos deux courses. C’était donc dans l’intérêt de l’équipe. Elle a d’ailleurs tout à fait le droit de me le reprocher, mais je veux bien sûr faire tout ce qui est en mon pouvoir pour essayer de remporter une course. »
C’est la première victoire de Norris en F1 depuis le Grand Prix du Brésil de 2025, mettant ainsi fin à sa plus longue série sans victoire – 12 manches – depuis la saison 2023. Il occupe la cinquième place du championnat pilotes, à 91 points du leader, Kimi Antonelli.
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