Face à l’émoi suscité par ses déclarations en plein festival, il s’était ensuite défendu de vouloir dresser une « liste noire ».
Mais le dirigeant, interrogé mardi par l’AFP en marge des résultats de son groupe, a assuré qu’il « n’oublie rien ».
« C’est 1% des gens qui ont signé cette pétition. Je reste sur ma position qui est que, si des gens portent préjudice à l’image de Canal+, on ne financera pas leur film », a martelé M. Saada.
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« C’est quelque chose qui va être pris en considération et cela paraît naturel », a-t-il relevé, tout en précisant qu' »on n’a, en revanche, jamais changé notre politique, et on ne la changera pas, de diversité du cinéma français ».
Dans l’accord de financement présenté lundi, « on a insisté sur la diversité, les premiers films, les nouveaux films, les nouveaux talents, les films d’animation », a souligné le dirigeant.
Il « permettra à Canal+ de continuer à proposer à ses abonnés les plus grands films français, européens et internationaux dès six mois après leur sortie en salles », a indiqué lundi la société.
M. Saada s’est félicité que Canal+, premier financeur du cinéma français, conserve cet « avantage compétitif ».
« Il y a une pression importante des acteurs qui souhaitent avancer dans la chronologie » de la diffusion mais « je ne souhaitais pas avancer davantage parce que je pensais que ça pouvait commencer à être un problème pour les salles » de cinéma, a-t-il souligné auprès de l’AFP.
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Cette chronologie est devenue un enjeu majeur, à l’heure de la multiplication des plateformes comme Netflix ou Disney+.
Les investissements de Canal+ dans le cinéma français et européen s’élèveront à 190 millions d’euros de 2028 à 2030, puis à 205 millions en 2031 et 2032.
C’est la première fois qu’un tel accord porte sur cinq années. « Si on doit construire et faire évoluer son offre, il faut du recul, il faut du temps et donc j’ai toujours été favorable à un accord long », a expliqué le dirigeant.
Qu’est-ce qui a permis de conclure l’accord, négocié de longue date? « Les producteurs se rendent compte qu’au fond, (…) l’acteur le plus intéressé au financement du cinéma, et plus globalement à l’avenir du cinéma français, c’est quand même Canal », selon M. Saada.