Qui n’a jamais ressenti ce léger moment de panique en consultant ses relevés bancaires ? Quelques heures après un achat, apparaissent soudain sur votre compte un mystérieux « MXR Team », « Neu Bavending », « MXT 560 » ou « KAY Guay ».
De quoi avoir des sueurs froides et se demander si un pirate informatique n’est pas en train de faire ses emplettes à vos frais. Avant de souffler et vous rappeler que, derrière ces intitulés incompréhensibles, se cachent en réalité le commerce dans lequel vous êtes passé quelques heures plus tôt. Le night-shop du coin, votre boulanger, la station-service, un fleuriste ou le snack-durum de 3 h du matin et dont on ne se souvient plus très bien.
Trop souvent, le nom qui apparaît sur le relevé bancaire n’a rien à voir avec l’enseigne affichée sur la devanture. Il correspond à la dénomination de l’enseigne à la Banque Carrefour des Entreprises. Face à ce manque de transparence, le consommateur est condamné à jouer aux devinettes. Et à stresser au moment de checker ses comptes.
Le paradoxe est d’autant plus étonnant que les banques exigent des particuliers le nom du bénéficiaire lorsqu’ils effectuent un virement, afin de renforcer la lutte contre la fraude. Une telle transparence devrait aussi s’appliquer aux paiements par carte.
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