Pour Bernard Jadoul, ce pic s’explique par « un cocktail » mêlant la chaleur, des antécédents médicaux, la prise de médicaments, la fatigue et les longues marches sur le champ de foire. Au total, sur les quatre jours de foire, le dispositif a enregistré une douzaine de départs d’ambulance, dont deux concernaient des cavaliers victimes de chutes lors du jumping.

Peu de soucis liés à l’alcool

Le médecin coordinateur souligne toutefois que le poste médical a joué pleinement son rôle de filtre avant un éventuel transfert vers les urgences. « On décide d’envoyer un patient à l’hôpital soit parce qu’on ne peut pas aller plus loin dans le diagnostic, soit parce qu’il ne se stabilise pas malgré nos soins, soit parce qu’il a besoin d’examens comme une radio ou un scanner ».

Bernard Jadoul relève aussi un fait marquant cette année, le peu de problèmes de santé liés à l’alcool. Selon lui, la fermeture plus précoce et mieux encadrée de l’Ardenne Joyeuse a déplacé une partie des problèmes vers la kermesse où, il est vrai, plusieurs soucis ont été rencontrés.

Chaque jour de foire, le dispositif a reposé sur deux médecins urgentistes, deux infirmiers spécialisés, douze secouristes, deux ambulances, un régulateur-coordinateur et Bernard Jadoul, qui a assuré la supervision générale. Le médecin saluant aussi « une collaboration exceptionnelle » avec la police et les équipes de Protection Unit, indispensables pour ouvrir rapidement un passage aux secours dans la foule.