« La FIFA invitera des tiers à réaliser des investissements minoritaires, et sans contrôle » au sein de cette société, ajoute-t-elle. Jusqu’à 21 % de cette filiale pourraient être cédés à des investisseurs privés afin de lever 4,2 milliards de dollars.
« La FIFA garderait le contrôle exclusif de la FFE à travers une représentation majoritaire au conseil d’administration », précise le communiqué, ainsi que « l’autorité exclusive » sur la gouvernance du football, les compétitions, le calendrier, les décisions réglementaires…
Ce capital permettrait d’augmenter encore le nombre d’équipes participantes (64 sont envisagées) ou d’organiser le tournoi plus fréquemment.
Vers un boycott européen ?
L’idée déplaît particulièrement à l’UEFA, qui a publié un communiqué : « Cela franchit une limite que les institutions responsables du football ne devraient jamais franchir. L’âme et la gouvernance du football ne sont pas des capitaux sur lesquels faire de la spéculation, surtout sans transparence sur la destination des bénéfices financiers. Aucun d’entre nous n’est le propriétaire du football. Ce n’est pas à la FIFA de le vendre ».
Selon Sky News, des nations européennes sont en discussion pour éventuellement boycotter la Coupe du monde si Infantino ne renonce pas au projet. Une réunion d’urgence en visioconférence serait prévue par les fédérations membres de l’UEFA pour évoquer leur opposition.
La prochaine Coupe du monde sera le tournoi féminin, qui sera organisé au Brésil.
Selon The Times, si ce projet est mis en œuvre, cela pourrait avoir des répercussions sur le rôle d’Infantino à la FIFA : l’homme d’affaires suisse pourrait diriger cette nouvelle entité en tant que commissaire ou PDG après la fin de son dernier mandat de président, qui devrait s’achever en 2031.
Par ailleurs, ce projet pourrait impliquer certaines personnalités de la galaxie Trump : « Thrive Eternal, une société holding de capitaux permanents, devrait diriger le groupe d’investisseurs proposé pour FFE », confirme la FIFA. Ce fonds d’investissement a été fondé par Joshua Kushner, le frère de Jared, gendre du président américain Donald Trump. L’instance mondiale explique aussi travailler avec la banque d’affaires J.P. Morgan.
Ce projet doit encore être validé par le Conseil de la FIFA.