
Par RTL info avec Belga
Publié le 29 juillet à 06h35
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Les États-Unis et l’Arabie saoudite ont mené des frappes conjointes dans l’est de l’Irak contre des groupes armés pro-iraniens, en réponse à une série d’attaques de drones revendiquées par des milices proches de Téhéran.
Les États-Unis et l’Arabie saoudite ont mené des frappes dans l’est de l’Irak « contre des terroristes proches des Gardiens de la Révolution » iraniens dans la nuit de mardi à mercredi, a annoncé le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur le réseau social X. Il s’agit d’une nouvelle escalade dans la guerre au Moyen-Orient, initiée le 28 février dernier par une offensive israélo-américaine en Iran et qui, depuis lors, s’est étendue à d’autres pays du Golfe abritant des intérêts états-uniens.
« Le Centcom et les forces armées saoudiennes ont mené ce 28 juillet des frappes de précision en Irak contre des terroristes alignés sur l’Iran, auxquels les Gardiens de la Révolution (l’armée idéologique du régime des mollahs, NDLR) avaient ordonné d’attaquer les forces américaines et les infrastructures énergétiques saoudiennes », a écrit l’armée américaine.
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D’après cette dernière, des avions de combat américains et saoudiens ont bombardé plusieurs sites logistiques et d’armement dans l’est de l’Irak.
Le ministère de la Défense saoudien a confirmé ces frappes dans la foulée, affirmant avoir ciblé « des milices terroristes loyales à l’Iran » liées à de récentes attaques contre ses installations pétrolières.
Riyad avait accusé, lundi et mardi, des groupes armés soutenus par l’Iran d’avoir lancé des drones contre son territoire. Quelques heures à peine avant les bombardements, le ministère de la Défense avait déclaré que « les défenses aériennes (avaient) intercepté et détruit plusieurs drones qui tentaient de viser des installations pétrolières », attribuant « ces nouvelles tentatives » à ces « milices terroristes liées à l’Iran ». La « Résistance islamique en Irak », qui regroupe des groupes armés pro-iraniens, a nié être à l’origine d’une quelconque attaque contre l’Arabie saoudite. Bagdad a annoncé l’ouverture d’une enquête après que le royaume saoudien l’a pressée d’empêcher que son territoire soit utilisé pour lancer des opérations contre lui.
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L’Irak est coincé entre l’Arabie saoudite et l’Iran, deux puissances opposées dans la région. Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, la région du Kurdistan irakien (dans le nord-est du pays et qui borde donc l’Iran) est la cible d’offensives menées par Téhéran et des groupes armés irakiens pro-République islamique. Cette région autonome abrite des rebelles kurdes iraniens exilés. La capitale régionale Erbil et la ville de Souleimaniyé, qui abritent une ambassade et un consulat américains, ont notamment été visées ces dernières semaines.
Selon le Centcom, les frappes américano-saoudiennes constituent une « réponse à plus de 30 attaques aériennes menées par des drones sous le commandement des Gardiens de la Révolution au cours des dernières 72 heures ». Le commandement a souligné que les infrastructures américaines implantées en Irak avaient essuyé, entre février et avril, plus de 600 « tentatives d’attaques » de ces milices iraniennes désignées.
Plusieurs tués et blessés dans les frappes
Les frappes américano-saoudiennes en Irak ont fait plusieurs morts et blessés, a annoncé mercredi les Hachd al-Chaabi (PMF), une ex-coalition de paramilitaires intégrée à l’armée.
« Ce matin, plusieurs quartiers généraux officiels des Hachd al-Chaabi dans différentes régions d’Irak ont été la cible de perfides attaques terroristes lancées par les forces américaines et saoudiennes. (…) Ces attaques ont entraîné le martyre de plusieurs membres du personnel et blessé d’autres, et ont causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et biens », ont indiqué dans un communiqué les PMF, intégrées à l’armée irakienne mais dont certaines composantes pro-iraniennes agissent toujours de manière autonome.
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