Le roman « Corps à cœur » de Jessie Auryann, classé en dark romance et disponible sur Amazon, suscite une vive polémique.

/ CAPTURE ECRAN AMAZON

La décision est intervenue quelques heures de la publication de notre précédent article, alors que le roman était toujours disponible à la vente en ligne. Jusqu’à son retrait de la plateforme ce mardi 24 février, le livre faisait partie des meilleures ventes.

Des examens en cours

Un porte-parole d’Amazon déclare auprès de La Provence : « Amazon dispose de règles strictes en matière de contenu et nous exigeons que tous les livres vendus sur Amazon respectent la réglementation en vigueur. Nous enquêtons immédiatement sur tout signalement et retirons les livres non conformes. Suite à nos investigations, nous retirons le titre en question. »

Selon l’entreprise, les signalements de contenus susceptibles de contrevenir à ses directives font l’objet d’examens diligentés avec attention. Amazon indique que les clients disposent d’un outil dédié pour alerter la plateforme : la rubrique « Signaler un problème », accessible en bas de la page produit d’un livre, permet de notifier tout contenu jugé inapproprié à la vente.

La plateforme précise qu’elle exige de l’ensemble des ouvrages commercialisés le respect des lois et réglementations en vigueur.

Le retrait de « Corps à Cœur » intervient alors que le livre faisait l’objet de vives critiques en ligne, certains internautes dénonçant des passages présentés comme mettant en scène des violences sexuelles et des actes de torture sur des nourrissons.

L’ouvrage n’est donc plus accessible à la vente sur Amazon.

En moins de 24h, une pétition demandant le retrait de la vente a même dépassé les 50 000 signatures.

Antoine Léaument, député LFI de l’Essonne dit avoir saisi Pharos et le procureur de la République au titre de l’article 227-24 du Code pénal sur les infractions sexuelles commises contre les mineurs, tout comme la Haute-Commissaire à l’enfance, Sarah El-Haïry.

L’affaire n’est pas sans rappeler celle du dessinateur de bandes dessinées Bastien Vivès, dont certaines de ses œuvres pornographiques ont été accusées de faire l’apologie de la pédocriminalité, l’inceste et le viol.