À sa signature, Biancone n’était pas un inconnu en Pro League, lui qui a passé deux années au Cercle. À l’inverse de Pétrot que le public belge n’a découvert que jeudi dernier lors du match aller du 2e tour de qualification d’Europa League à Hammarby. Portrait du gaucher qui compte 53 matchs en Ligue 1 et 32 en Liga.

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Accro au ballon rond dès son plus jeune âge, Pétrot a grandi à 30 minutes de Geoffroy-Guichard dans une famille mordue de l’AS Saint-Étienne. Son grand-père et son arrière-grand-père étaient même du voyage à Glasgow en 1976 quand les Verts de Larqué et Santini se sont inclinés contre le Bayern de Beckenbauer, Müller, Hoeness et Rummenigge en finale de la Coupe des clubs champions. « Nous suivons toujours le club mais aussi ceux par lesquels Léo est passé depuis », raconte son père, Philippe.

Parce que Pétrot a commencé sa formation à Saint-Étienne, parvenant même à y décrocher un contrat pro d’une année. Mais face à la concurrence d’immenses talents à son poste, comme Wesley Fofana (acheté 80 millions € par Chelsea à Leicester en 2022) et William Saliba (pilier de l’équipe de France et d’Arsenal), le produit local n’est pas conservé et rebondit à Andrézieux, en National 1.

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« Dans un coin de sa tête, Léo s’est toujours dit qu’il voulait y arriver, affirme Philippe Pétrot. C’est un taiseux et discret. Grâce à sa détermination, sa ténacité et à son abnégation, il n’a jamais voulu lâcher. Or, nous, nous ne l’avons jamais poussé. Nous lui disions : ‘Ce n’est pas grave si ça s’arrête’. Mais lui avait son idée en tête. Il s’est fait tout seul. Et ce, dès le début. Quand il a rejoint le centre de l’ASSE, il avait la possibilité d’être ‘externe’. Mais lui voulait manger et pisser vert. Il est toujours allé à fond et est très carré au niveau de son hygiène de vie. Ce n’était pas du genre à aller faire la bringue. Léo a fait les sacrifices. »

Avec Elche, face au Barça et au Real

D’Andrézieux, Pétrot est passé à Lorient. D’abord pour y encadrer la réserve, avant que le coach Christophe Pelissier (à Auxerre, la saison dernière) le lance dans le grand bain le 29 août 2021, contre Lens, à Bollaert. Vingt-deux apparitions en Ligue 1 plus tard, le néo-Anderlechtois est retourné là où tout a commencé pour lui. « À ce moment-là, tout était à reconstruire à Saint-Étienne, précise encore son père. La première saison, l’ASSE a même encore dû lutter contre la relégation en National 1. En 2023-2024, Sainté a obtenu la montée sur le fil, via les barrages. Léo a même marqué un but décisif contre Metz (NdlR : le premier de son « bon pied », sinon il marquait toujours du droit). Ensuite, après une année en Ligue 1, le club est redescendu. »

Saint-Étienne voulait le conserver, mais, à 28 ans, Pétrot n’a pas voulu laisser passer l’opportunité d’évoluer en Liga, à Elche. La saison dernière, le défenseur a participé à 32 matchs dans un championnat « très différent, très technique, très tactique et basé sur le collectif », comme il l’a lui-même décrit. « Nous avons vu le premier match contre le Bétis Séville, explique Philippe Pétrot. Ça faisait bizarre. Elche a fini par se maintenir, après une bonne première partie de saison et une seconde bien plus compliquée. »

Un exploit vu cette saison si spéciale de Liga où énormément de clubs ont été englués dans la lutte contre la relégation jusqu’au bout. Pétrot y a affronté le Real Madrid et le Barça de Yamal, une année après avoir joué face au PSG de Dembélé. « Yamal est un des meilleurs joueurs du monde. Ça permet d’apprendre », avait lancé le Français.

Qu’Elche aurait bien voulu garder parmi ses rangs. Mais après avoir discuté avec Lucas et Stéphane Stassin notamment, Pétrot a été convaincu par le projet d’Anderlecht et d’Antoine Sibierski. « Il y a l’occasion d’évoluer dans un club historique, de jouer le haut du tableau et peut-être l’Europe », pense son père. Reste à faire le boulot ce jeudi, lors du retour contre Hammarby.