Fait rare : Emmanuel Patron adapte la pièce écrite avec sa sœur Armelle qui avait attiré plus de 500 000 spectateurs en France. Mais il s’agit de sa toute première réalisation et cela se sent. La mise en scène éprouve des difficultés à décoller, à donner du rythme, à surprendre autrement que par des rebondissements boulevardiers assez prévisibles, plus efficaces dans un huis clos théâtral que sur un grand écran.

Un casting déséquilibré

Miou-Miou, en mère susceptible de balancer des horreurs sans avoir l’air d’y toucher, et André Dussollier, en père un tantinet sadique sous ses apparences doucereuses, s’amusent d’évidence comme des petits fous. Ils apportent des pointes de méchanceté bienvenues, donc du contraste face à trois « enfants » naïfs interprétés assez mièvrement. C’est parfois drôle, mais très en deçà d’une réalité qui pourrait aisément verser dans bien plus de férocité.

Le résultat se révèle assez classique, plaisant, dans la bonne moyenne des comédies françaises, même s’il manque clairement une touche de folie dans la réalisation ou de verve dans les dialogues. Rien d’indigne ni d’hilarant. Il n’est donc pas sûr que cela suffira pour attirer massivement le public vers les salles de cinéma.

Chers parents (1 étoile)

Comédie d’Emmanuel Patron. Avec Miou-Miou, André Dussollier, Pauline Clément, Arnaud Ducret et Thomas Solivédès. 1 h 26.