Rendez-vous à l’hôtel à Charleroi et à Bruxelles
Il faudra, cependant, passer par un intermédiaire carolo, qui réside à Gosselies. Le futur pigeon demande un délai de réflexion puis accepte une rencontre avec ce deuxième filou. Celle-ci se déroule dans un hôtel à Charleroi et des milliers de francs suisses sont agités. Un nouveau rendez-vous est pris mais à Bruxelles, cette fois. La somme entendue est de 250.000€.
Le jour dit, à l’heure dite, les trois hommes se retrouvent autour d’une table et l’échange se fait. Le taux de change est effectivement très avantageux. On sable le champagne et chacun est content de rentrer chez soi. Ce n’est que quelques jours plus tard que le patron apprend que ses billets de francs suisses sont très bien imités, certes, mais faux. Plainte est déposée dans les mains d’un juge d’instruction bruxellois.
Des antécédents spécifiques
Les enquêteurs commencent, bien entendu, par une visite dans l’hôtel. Des membres du personnel disent avoir vu souvent Robert D. en examinant la photo produite par les agents. L’intéressé est en effet connu pour ses antécédents et il est fiché au rang de ce qu’on appelle le rip deal, c’est-à-dire cette forme très particulière d’escroquerie. Par ailleurs, les antennes qui bornent l’hôtel révèlent que le malfaiteur a fait des appels, chaque fois qu’il a rencontré la victime dont le numéro est également repéré. Puis, il y a aussi la rencontre à Charleroi, avec des numéros communs.
Connaissant le téléphone de Robert D., les limiers de la PJ obtiennent l’adresse du titulaire et il est arrêté. Il passe aux aveux mais dit avoir perdu sa part de butin au jeu. Son comparse carolo est également identifié par son téléphone et placé sous mandat d’arrêt. Il raconte les mêmes salades que le quinquagénaire.
La cour d’appel a mis un terme à cette affaire en condamnant Robert D. à 4 ans de détention ferme et son complice à 3 ans avec un sursis partiel.
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