Après une enfance tourmentée en Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale et un divorce douloureux, Irmelin Indenbirken a pris sa revanche sur la vie en accompagnant son fils unique, Leonardo DiCaprio, au sommet de la gloire.
Elle est toujours là, à ses côtés à chaque cérémonie, une présence aimante et rassurante, un repère. À 83 ans, Irmelin Indenbirken accompagne encore son fils unique, Leonardo DiCaprio, aux grandes messes du septième art, des Golden Globes aux Baftas, une tradition qui dure depuis trente ans. Le 16 mars prochain, l’acteur devrait une nouvelle fois fouler le tapis rouge des Oscars avec sa mère pendant que son rival de la soirée, Timothée Chalamet, arrivera, sans aucun doute, dans la salle du Dolby Theatre main dans la main avec Kylie Jenner. Vittoria Ceretti, la compagne de DiCaprio restera, elle, dans l’ombre, comme presque toutes les femmes qu’il a aimées. S’il a parfois partagé quelques tapis rouges avec Gisele Bündchen ou Bar Refaeli, aucune – pas même Kristen Zang, Toni Garrn, Nina Agdal ou Camila Morrone – n’a jamais vraiment rivalisé avec Irmelin Indenbirken, sa mère adorée. Celle qui a tout sacrifié pour lui et qui l’a poussé à réaliser un rêve semblant pourtant inaccessible.
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L’acteur le clame haut et fort : s’il a conquis Hollywood, c’est grâce à elle. Et il la remercie aujourd’hui en l’intégrant pleinement dans son monde, en la faisant s’asseoir à côté de Sean Penn, en la présentant fièrement à ses pairs, «This is my mum (NDLR : c’est ma mère)» a-t-il récemment lancé à Jacob Elordi dans les coulisses des Golden Globes en se tournant vers Irmelin qui était un peu retrait, une vidéo qui a attendri la toile.
Si elle a l’habitude de ce genre d’événements, elle laisse son fils mener la danse. Briller ne semble pas l’intéresser.
Enfance tourmentée par la guerre
Sa vie a commencé loin, très loin du faste et des paillettes d’Hollywood, dans le froid et l’humidité d’un abri antiaérien en Allemagne, le 14 février 1943, en pleine Seconde Guerre mondiale. Ses parents, un mineur allemand et une immigrée russe, font alors tout pour la protéger du chaos et de la violence. Hospitalisée pour une fracture à la jambe à la fin du conflit, la petite Irmelin Indenbirken échappe de peu à la mort. «De nombreux réfugiés de guerre et tous ces soldats sont arrivés à l’hôpital. Elle a fini par contracter cinq ou six maladies graves et y est restée trois ans, raconte Leonardo DiCaprio en décembre 2004 dans une interview à Vanity Fair. Ma grand-mère venait pratiquement tous les jours. Elle l’a soignée jusqu’à sa guérison car les infirmières n’avaient pas le temps. Elles l’avaient pratiquement laissée pour morte». «Quand vous voyez une photo de ma mère à cette époque, ça brise le cœur. Ça me fait pleurer de savoir tout ce qu’elle a vécu», ajoute-t-il, profondément ému selon le magazine.
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Quelques années plus tard, en 1955, Irmelin et ses parents fuient l’Allemagne en ruines après la guerre, et s’installent à New York dans l’espoir d’une vie meilleure. Là-bas, l’enfant blonde aux yeux bleus grandit, devient une adolescente puis une jeune femme suivant ses études au City College. C’est pendant cette période qu’elle rencontre George DiCaprio, un artiste underground, auteur de bandes dessinées italo-américain aux longs cheveux ébène et à la barbe fournie, qu’elle épouse rapidement.
Criminalité et violence
À la fin de ses études, elle tombe enceinte du futur Leonardo. George et elle décident de quitter New York pour Los Angeles, où la jeune femme fait ses premiers pas en tant que secrétaire juridique, tout en préparant l’arrivée de leur fils. Sous le soleil de la Côte Ouest, le jeune couple rêve d’une vie plus douce et plus simple. Mais, un an après la naissance du petit Leo, en 1975, leur couple explose. Irmelin se retrouve mère célibataire et élève seule son fils dans le quartier modeste d’Echo Park, mal famé et squatté par des gangs. «Il y avait un important réseau de prostitution au coin de ma rue, de la criminalité et de la violence partout. C’était vraiment comme dans Taxi Driver», se souvient DiCaprio en 2014 dans le Los Angeles Times.
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Sacrifices
Malgré cet environnement hostile et des fins de mois difficiles, Irmelin se bat pour que son fils ait les mêmes opportunités que d’autres enfants plus privilégiés. Elle l’inscrit à l’école primaire Seeds, un établissement privé réputé pour la qualité de son enseignement. Son fils y obtient une bourse d’études pour intégrer l’University Elementary School (désormais appelé UCLA Lab School), un établissement expérimental situé à Westwood, à l’autre bout de la ville. Irmelin fait alors trois heures de route par jour pour conduire Leonardo à l’école, prête à tout pour que son fils unique réussisse.
Vers l’âge de 14 ans, DiCaprio annonce à sa mère qu’il veut devenir acteur. Irmelin prend son projet très au sérieux et l’accompagne à ses auditions après l’école, malgré la fatigue et l’incertitude autour de l’avenir de son fils. «C’est grâce à elle que je peux faire ce que je fais aujourd’hui», confie l’acteur en 2014 dans une interview à Access Hollywood, faisant référence aux nombreux sacrifices de sa mère pour sa réussite. Ses efforts portent rapidement leurs fruits : après plusieurs apparitions dans des spots publicitaires, Leonardo et son charme juvénile tapent dans l’œil de plusieurs directeurs de casting.
Premier tapis rouge
En 1991, le jeune homme aux cheveux dorés décroche un rôle récurrent dans la dernière saison de la série Quoi de neuf docteur ?. Il joue ensuite dans le film d’horreur Critters 3, puis donne la réplique à Robert de Niro dans Blessures secrètes en 1993. La même année, il séduit la critique et le public en incarnant un adolescent souffrant d’un déficit intellectuel dans Gilbert Grape, face à Johnny Depp. Ce rôle change sa vie : à 19 ans, il décroche sa première nomination aux Oscars, et le Golden Globe du meilleur acteur dans un second rôle. Le soir de sa victoire, Irmelin foule le red carpet dans une robe blanche avec un brushing impeccable, son fils à ses côtés. Sa consécration est aussi la sienne.
Irmelin Indenbirken et Leonardo DiCaprio sur le tapis rouge des Golden Globes. (Beverly Hills, le 22 janvier 1994.)
Ron Galella / Ron Galella Collection via Getty
La suite, tout le monde la connaît : DiCaprio crève l’écran dans Romeo +Juliette de Baz Luhrmann puis explose dans Titanic de James Cameron, et devient le prince d’Hollywood. Les adolescentes tapissent les murs de leur chambre de posters de son visage angélique et de son inoubliable mèche blonde. Au cœur de cette «Leo mania», Irmelin reste son pilier inébranlable, son repère dans la tempête de la célébrité. Discrète, elle n’accorde aucune interview malgré les sollicitations, mais n’échappe pas aux flashs des paparazzi qui la mitraillent dans les rues de Los Angeles lors de ses sorties. En février 2008, elle est photographiée en compagnie de Gisele Bündchen, la compagne de son fils. Deux ans plus tard, elle rencontre sa nouvelle conquête, la mannequin Bar Refaeli, puis l’actrice Camila Morrone aux alentours de 2017. Même passé la cinquantaine, l’approbation d’Irmelin est toujours fondamentale pour Leonardo. L’acteur lui présente Vittoria Ceretti, sa partenaire actuelle, dès le début de leur idylle, en 2023. Selon plusieurs médias, dont People, les deux femmes s’entendraient merveilleusement bien depuis leur première sortie commune avec Leo, à Milan.
Préférant se concentrer sur son fils, Irmelin Indenbirken a totalement laissé de côté sa propre vie sentimentale. Elle n’a officiellement jamais eu d’autres histoires d’amour depuis son divorce avec George DiCaprio, en 1975. La réussite de Leo est sans aucun doute sa plus grande source de bonheur. En février 2016, elle a exulté lorsqu’il a remporté son tout premier (et tant attendu) Oscar du meilleur acteur pour The Revenant. Dix ans plus tard, elle espère sans doute revivre la même émotion, même si les chances de Dicaprio sont minces face à Timothée Chalamet.