« Des braises étaient encore présentes tout comme de la fumée dans certains camps, explique-t-elle. Je me suis énervée contre les responsables. Ils sont irresponsables ! Ils ont bien connaissance du règlement en vigueur et des risques que des feux pourraient avoir, et ils en allument quand même. Peut-être qu’ils se disent que, comme c’était leur dernière soirée, tant pis pour les conséquences, je ne sais pas. Mais s’ils ne repartaient pas dans la journée, ils étaient expulsés sur le champ ! » Les jeunes étaient en effet en train de remballer leur matériel pour repartir lorsque la police est arrivée avec la bourgmestre.

« Ils ne séjourneront plus sur le territoire communal »

Josette Deville affirme qu’une vigilance plus accrue sera menée avec les moyens du bord, puisque d’autres mouvements viendront séjourner dans les villages jusqu’au 15 août.

« C’est difficile parce que le soir, Monsieur Camp ne travaille pas et les agents du DNF ainsi que de la police ne peuvent pas être partout, reprend-elle. Si certains mouvements sont très respectueux, d’autres ne sont vraiment pas du tout ! »

Si les quatre groupes étaient sur le départ lorsqu’ils ont été verbalisés par la police, la bourgmestre ne compte pas en rester là. « Avec les procès-verbaux, nous aurons au moins une trace, dit-elle. Et je compte bien rédiger une liste noire des mouvements qui n’ont pas respecté ces règles et qui ne pourront plus venir séjourner sur le territoire communal. Ces quatre-ci en feront partie. Et bien entendu, les propriétaires des endroits de camps seront avertis. »

Voilà qui est clair. Et nul doute que l’arrêté, pris par le gouverneur de la province de Luxembourget qui interdit d’allumer des feux et feux d’artifice, sera rappelé encore et encore aux mouvements de jeunesses qui sont sur le point de venir s’installer dans la commune.