Faut-il s’inquiéter de cette espèce qui prolifère sur les plages de la mer du Nord? « Certaines personnes doivent faire attention »

Et contrairement à ce que son apparence laisse penser, il ne s’agit pas véritablement d’une méduse, mais d’un siphonophore : un organisme constitué de plusieurs individus spécialisés vivant en colonie. Ses longs filaments, qui peuvent atteindre plusieurs dizaines de mètres, sont garnis de cellules urticantes capables d’injecter un venin destiné à paralyser ses proies.

Pour l’être humain, le contact peut provoquer une douleur extrêmement vive, souvent décrite comme une brûlure ou une décharge électrique. La peau peut rapidement devenir rouge, gonfler et présenter des marques linéaires correspondant au passage des tentacules. Des démangeaisons, des cloques ou une coloration persistante peuvent également apparaître.

Dans les cas plus importants, les blessures peuvent s’accompagner de maux de tête, vertiges, sueurs, nausées, vomissements, crampes ou douleurs musculaires. Plus rarement, des troubles respiratoires, neurologiques ou cardiovasculaires peuvent survenir et nécessitent alors une prise en charge urgente.

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Le danger ne se limite d’ailleurs pas à la douleur. En pleine mer, celle-ci peut être si intense qu’elle désoriente ou empêche temporairement le nageur de regagner la plage. Le premier réflexe doit donc être de sortir immédiatement de l’eau, sans paniquer, afin d’éviter la noyade.

Une fois sur la plage, il ne faut surtout pas frotter la zone touchée ni la rincer à l’eau douce : cela peut favoriser la libération du venin par les cellules urticantes encore présentes sur la peau. Il faut au contraire rincer abondamment avec de l’eau de mer et retirer délicatement les éventuels fragments de tentacules, sans les toucher directement avec les doigts.

La physalie, aussi appelée galère portugaise, peut provoquer des brûlures, voire pire.La physalie, aussi appelée galère portugaise, peut provoquer des brûlures, voire pire.La physalie, aussi appelée galère portugaise, peut provoquer des brûlures, voire pire. ©Pexels

En présence d’une physalie, mieux vaut donc suivre les consignes locales des sauveteurs et des services de secours. Et surtout, ne jamais toucher une physalie échouée sur le sable. Même morte, elle peut conserver son pouvoir urticant. Les enfants doivent donc en être tenus éloignés. Enfin, il ne faut pas hésiter à appeler le 112.

Longtemps associée aux eaux chaudes, la physalie est désormais régulièrement signalée sur les côtes atlantiques. Sa présence jusqu’à des latitudes plus septentrionales rappelle surtout une réalité : avec des mers qui se réchauffent, certaines espèces peuvent étendre leur territoire.

La créature la plus dangereuse de la plage. Ne touchez jamais à la physalie. - YouTube thumbnailWatch