guillement
C’est dans les moins bons moments qu’on voit les vrais supporters. Cela fait plaisir de sentir ce soutien.
« En sport, il y a des bons et des moins bons moments, poursuit le coureur de Lotto-Intermarché, qui avait été contraint à l’abandon sur le dernier Tour de France lors de la troisième étape, après avoir été malade les jours précédant le Grand Départ de Barcelone. Là, sportivement, ce n’est pour l’instant pas top. C’est dans ces moments-là qu’on voit les vrais supporters. Cela fait plaisir de sentir ce soutien. »

Arnaud De Lie a emmené le peloton de ses supporters à Libramont. ©Julien Gillebert
Avant d’emmener ce joli peloton d’environ 250 personnes sur un tracé de soixante bornes qu’il avait lui-même dessiné (avec ravito à la ferme familiale), Arnaud De Lie a fait le point sur sa santé. Et son état de forme. « J’ai mis du temps à me remettre, indique-t-il par rapport au virus qui l’a mis K.-O. sur la route du Tour. Je suis ensuite parti une semaine à Grenoble avec la famille. Pendant une semaine, je n’étais vraiment pas super sur le vélo. Mais j’y ai quand même roulé 20 heures, tout comme cette semaine. »
guillement
Je sens que la condition monte assez bien pour l’instant. Ça va le faire ! »
Il devrait revenir en course le 17 août sur la classique de Hambourg, qu’il avait terminée deuxième l’an passé. « Une course que j’aime assez bien. Même si j’ai encore un peu de mal pour l’instant à me projeter jusque-là. Cela fait du bien aussi de juste penser au plaisir, de ne pas trop penser à la compétition. Il me reste du temps jusque-là. Je sens que la condition monte assez bien pour l’instant. Ça va le faire ! »
Dans la foulée, il devrait avoir d’autres épreuves qu’il apprécie. Comme, normalement, la Bretagne Classic où il s’était imposé en 2025 (il y avait aussi déjà fini deux fois quatrième) ou le Renewi Tour, qu’il avait également dominé la saison dernière devant un certain Mathieu van der Poel.
Comment voit-il la fin de la saison, sans le Tour de France dans les jambes ? « Ces deux dernières années, ma condition était exceptionnelle après avoir disputé le Tour de France, répond-il. Cette fois, ce sera forcément différent. Il y aura des avantages et des inconvénients par rapport à cet abandon au Tour : l’endurance ne sera pas illimitée. Mais il y aura peut-être plus de force… »
Quand il avait gagné au Grand Prix de Québec en 2023, il n’avait pas passé son été sur les routes de France…