Depuis plusieurs décennies, les grandes agences spatiales développent des instruments toujours plus performants pour explorer le cosmos. Parmi elles, la National Aeronautics and Space Administration (NASA) joue un rôle majeur dans l’exploration spatiale mondiale. En Europe, l’Agence spatiale européenne (ESA) mène également de nombreuses missions scientifiques, souvent en coopération internationale, afin d’étudier les planètes, les étoiles et les galaxies lointaines.

Chaque semaine, les télescopes spatiaux et les satellites d’observation dévoilent de nouveaux clichés qui permettent de mieux comprendre l’Univers comme notre planète. Derrière leur beauté se cachent aussi de précieuses informations scientifiques, qu’il s’agisse de l’évolution des galaxies, de la naissance des étoiles ou des conséquences des grands incendies sur l’atmosphère.

Des galaxies observées mais pas que !

Le télescope spatial James Webb braque cette semaine son instrument infrarouge moyen (MIRI) sur Centaurus A, l’une des galaxies du voisinage de la Voie lactée. Selon la NASA, cette nouvelle image « révèle les structures poussiéreuses et l’activité cachée qui façonnent ce système inhabituel ». Située à « 11 millions d’années-lumière de la Terre », Centaurus A est « très active », contrairement à la plupart des galaxies proches. Pour les astronomes, elle constitue ainsi « un laboratoire exceptionnel pour comprendre comment les galaxies et les trous noirs croissent et évoluent ensemble ».

La Nasa a également observé un nuage de poussière baptisé Dark Doodad, qui se détache sur un riche champ d’étoiles de la constellation australe de la Mouche. Cette nébuleuse sombre s’étend sur « plus de 30 années-lumière » et appartient au nuage moléculaire de la Mouche, « potentiellement propice à la formation d’étoiles ». Le surnom « Dark Doodad » a été imaginé en 1986 par l’astrophotographe Dennis di Cicco, alors qu’il observait la comète de Halley depuis l’Australie.

Les incendies visibles depuis l’espace

Enfin, la présence d’engins dans l’espace permet aussi d’observer la Terre sous un angle différent. Alors que la France et l’Espagne sont touchées par de violents incendies, ces derniers sont visibles depuis l’espace. Réalisé à partir des données du satellite européen Copernicus Sentinel-5P, un cliché montre l’indice d’aérosols au-dessus de la France et de l’Espagne après plusieurs jours de feux de forêt.

Les panaches visibles proviennent notamment de « la région de la Gironde, de la région d’Ávila et d’une zone au nord de Valence ». Les aérosols issus des incendies sont composés de « particules solides microscopiques et de gouttelettes de liquide en suspension dans la fumée », qui « dégradent considérablement la qualité de l’air sur de vastes régions ». Une triste actualité, documentée depuis l’espace.