Les chercheurs qualifient ce type de contenu de « decline porn », autrement dit « porno du déclin ». Son efficacité repose en grande partie sur une impression d’authenticité. Ces vidéos donnent au spectateur le sentiment d’assister à la réalité brute, sans intermédiaire. Pourtant, cette authenticité est largement construite : les lieux, les séquences et les réactions sont sélectionnés, montés et mis en scène afin de susciter une forte émotion et de maximiser l’engagement sur les plateformes.

L’objectif n’est pas nécessairement de diffuser de fausses informations, mais de proposer un récit extrêmement sélectif, qui ne retient que les images les plus spectaculaires. Cette mécanique s’avère particulièrement efficace : certaines de ces vidéos totalisent plusieurs millions de vues sur les réseaux sociaux et les plateformes de streaming.

Le « Decline Porn » cible la migration

Selon plusieurs spécialistes, ce type de contenu contribue à renforcer des discours anti-immigration ou racistes et peut influencer le débat public. Les créateurs, comme « Kurt Caz », « Two Mad Explorers » ou « Dutch Travel Maniac », profitent également de leur image d’internautes « ordinaires », perçus comme plus authentiques que les médias traditionnels, pour diffuser un message politique.

Les difficultés que montrent ces vidéos existent parfois bel et bien. Mais en ne présentant qu’une seule facette de Bruxelles, elles finissent par construire un récit qui ne reflète qu’une partie de la réalité.

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