Chaque dimanche soir à la belle saison, sur la promenade de North Avenue Beach, au bord du lac Michigan à Chicago, le « club de cri » de la ville réunit « jusqu’à 300 personnes qui aiment à hurler vers le large », raconte The Guardian.

Le quotidien britannique explique que le rendez-vous créé l’an dernier par Emanuel Hernandez et Elena Soboleva « est devenu populaire auprès de ceux qui veulent évacuer leur stress – ou bien, dans un cas au moins, célébrer leur mariage ». Ce couple raconte avoir traversé une période difficile après qu’Emanuel a déménagé à Chicago pour rejoindre Elena. L’homme, âgé de 41 ans, aurait alors proposé à sa partenaire de crier en direction du lac.

Ils ont invité d’autres personnes à les rejoindre, et de plus en plus de gens sont venus à cet événement, qui a refait parler de lui récemment avec des vidéos virales, selon le Guardian. Ils ont même étendu le club à plusieurs autres villes : Los Angeles, Austin, Washington, Miami… Des initiatives similaires sont apparues à l’été 2025 à Minneapolis ou à Pittsburgh. À l’étranger, The Chicago Tribune rapportait en septembre 2025 l’émergence de groupes de cri au Royaume-Uni – à Londres et à Birmingham, précise un autre article du Guardian –, même s’ils semblent aujourd’hui moins actifs sur les réseaux sociaux.

Briser un tabou

The Chicago Sun-Times précise, dans un article également paru en 2025, que « Manny » Hernandez est un praticien de la respiration consciente. Avec ses clients, il dit avoir déjà observé le pouvoir libérateur du cri.

Avant de crier, chaque participant du club est encouragé à noter ses frustrations, ses sujets de colère ou l’intention qui l’anime sur un bout de papier (« biodégradable », précise Elena Soboleva, 36 ans), lequel est ensuite jeté à l’eau.

Le quotidien local rappelle le succès au début des années 1970 de la thérapie ayant recours au cri primal du psychologue états-unien Arthur Janov, adoptée notamment par John Lennon.

« Crier pour se libérer, ça fonctionne », écrit El País. « Les gens se sentent plus calmes après », affirme au journal espagnol la psychologue Paola Diéguez.

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