
Par Gaëtan Willemsen
Publié le 01 août à 11h39
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La 22e édition des Drag Olympics s’est tenue à Amsterdam, rassemblant des participants venus du monde entier autour d’épreuves sportives décalées, sous le signe de la visibilité et de l’inclusion.
La 22e édition des Drag Olympics a eu lieu cette année à Amsterdam aux Pays-Bas. C’est la plus ancienne drag house de la ville, la House of Hopelezz, qui l’a organisée. « C’est un événement farfelu, c’est un événement ridicule, mais c’est juste très amusant à faire. Et chaque année, ça prend de plus en plus d’ampleur, ça attire de plus en plus de monde, de spectateurs et de participants. On a des gens qui viennent du monde entier pour y participer, et c’est, je pense, le plus grand événement sportif de drag au monde », estime l’organisatrice de cette année, mère de la House of Hopelezz, Jennifer Hopelezz.
À 63 ans, celle qui répond au nom de Richard Keldoulis à la ville souhaitait envoyer un message particulier cette année. « La semaine dernière, une attaque a eu lieu lors de la Berlin Pride. Les gens sont un peu inquiets, et ça jette une ombre sur la Pride, mais nous sommes bien décidés à ne pas retourner dans le placard, à rester visibles et à célébrer la Pride, et à ne pas laisser les gens nous priver de cela. »
Cinq épreuves
Au programme « sportif » de cette année, « nous avons cinq épreuves », explique-t-elle encore. Outre le tir à la corde, « on commence par le sprint en talons aiguilles, ensuite le lancer de sac à main, puis le beach-volley et on termine par la pole dance ».
Certaines sont venues participer pour la première fois, comme Nippy Le Twist : « C’est génial. C’est une facette de moi-même que je n’avais encore jamais montrée en public, sauf pendant la pandémie, avec des amis proches chez moi. Et j’ai hâte de voir ce que cela va susciter en moi », confiait Rutger van Aken avant la course en hauts talons… qu’il a reportée haut la main.
Un évènement ouvert à tous
« Si tu te rends à une manifestation en tenue de drag, tu vas être sous le feu des projecteurs. Il faut donc utiliser cette tenue pour attirer l’attention sur ce qui te semble important », estime encore l’organisateur.
Comme l’inclusivité, par exemple. Symbolisé par exemple par la traduction des animations en langue de signes, ou encore l’ouverture aux drag kings. « Tout d’abord, j’ai l’impression de pouvoir vraiment exprimer certaines facettes de ma personnalité et de mettre en valeur des aspects de moi-même qui, parfois, me valent d’être mise à l’écart ou de ne pas être vraiment appréciée dans certains milieux. C’est donc vraiment une façon de m’approprier une partie de qui je suis, en la célébrant », explique Vinny von Vinci, de son vrai nom Saskia de Wildt.