Du 6 au 10 juillet, près d’une cinquantaine d’enfants ont profité de l’espace coordonné par l’association Explorarium dans le quartier Fleming à Carcassonne. Entre construction de cabanes, bricolage et jeux libres, ils ont participé à un projet éducatif, loin des préjugés qui entourent encore ce quartier.

Pendant cinq jours, de 17h à 21h, une cinquantaine d’enfants a investi un espace de 1 500 m² dans le quartier Fleming à Carcassonne. Une animation coordonnée par l’association Explorarium et co-animée avec les associations Natures Extra-ordinaires et Le Chant des Grenouilles.

« On a des outils et plusieurs matériaux, avec ça on peut faire du bricolage en tout genre. Cette semaine les enfants ont construit des cabanes, un fauteuil roulant sur un vieux skate, et même fabriqué un mur d’escalade avec des palettes en bois », explique Guillaume Begon, animateur pour Explorarium.

Pour les tout-petits, un espace avec de quoi se mouiller et faire une dinette a également été installé. Les parents qui le souhaitent peuvent aussi profiter d’un coin avec des chaises et des tables : « Certains ramènent le goûter, des boissons ou le thé », raconte-t-il.

« Cette vision négative du quartier fait du mal à beaucoup de monde »

Les animateurs d’Explorarium sont avant tout des animateurs du lieu, plutôt que des encadrants d’activités. « L’objectif, c’est que les enfants créent leurs propres jeux avec ce qu’il y a sur place », précise Guillaume Begon.

Créée il y a six ans, l’association d’éducation à la nature, à l’environnement et à l’astronomie intervient dans le quartier Fleming depuis trois ans. Deux fois par mois, un club nature accueille les enfants de 1 à 18 ans. Et pendant les vacances scolaires, place aux terrains d’aventures.

Le credo de l’association : « Loin du répressif, un projet éducatif ». Ses membres tiennent à réaffirmer que « cette vision négative du quartier fait du mal à beaucoup de monde, car derrière 10 jeunes dealers, il y a 1000 habitants : des enfants, des gens qui se lèvent tôt, ou rentrent tard car ils travaillent. » Ils expliquent qu’à Fleming, comme partout ailleurs, les familles ont les mêmes aspirations : voir leurs enfants grandir, s’épanouir et trouver un travail.